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26/06/2015 11:29 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

ONU: Ban Ki-moon appelle au report des élections au Burundi

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a appelé vendredi les autorités burundaises à "reporter les élections" prévues à partir de lundi, en raison du "climat politique et sécuritaire" qui règne dans le pays.

M. Ban a notamment demandé aux autorités de "prendre sérieusement en considération la proposition de l'Equipe internationale de la facilitation de reporter les élections afin de créer un environnement propice à la tenue d'élections inclusives, pacifiques et transparentes", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

L'appel du secrétaire général de l'ONU intervient quelques heures seulement après que l'ensemble de l'opposition burundaise a annoncé, vendredi, le boycott de toutes les élections prévues dans le pays, estimant que les conditions n'étaient pas réunies pour leur tenue.

Le Burundi est secoué par une grave crise politique depuis l'annonce, fin avril, de la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat présidentiel.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a programmé une réunion d'urgence à 15H00 locales (19H00 GMT) vendredi pour évoquer cette crise.

Ban Ki-moon s'est également dit "profondément préoccupé par le climat politique et sécuritaire qui prévaut au Burundi".

Il a "à nouveau (appelé) tous les leaders politiques burundais à résoudre la crise actuelle par le dialogue dans l'intérêt du peuple burundais" tout en saluant les efforts des médiateurs internationaux "pour aider les parties burundaises à parvenir à un consensus en vue de la tenue d'élections pacifiques et crédibles".

De son côté, "toute l'opposition a décidé unanimement de boycotter les élections qui ont été préparées par la Céni (la Commission électorale) et qui commencent par les communales et législatives de lundi", a déclaré Charles Nditije, l'un des principaux opposants du président Nkurunziza.

Les opposants de M. Nkurunziza jugent que sa volonté de briguer un nouveau mandat est anticonstitutionnelle et contraire à l'accord d'Arusha qui avait ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile burundaise (1993-2006).

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