Mode: Givenchy christique, Naomi Campbell fait sensation (PHOTOS)

A model wears a creation as part of Givenchy's men's Spring-Summer 2016 fashion collection presented Friday, June 26, 2015 in Paris, France. (AP Photo/Zacharie Scheurer)
A model wears a creation as part of Givenchy's men's Spring-Summer 2016 fashion collection presented Friday, June 26, 2015 in Paris, France. (AP Photo/Zacharie Scheurer)

Des visages de Jésus Christ imprimés sur des chemises et des pantalons, des femmes fatales portant des croix en sautoirs: l'iconographie religieuse a marqué le défilé Givenchy, qui mêlait collection homme et haute couture, vendredi à Paris.

Le directeur artistique Riccardo Tisci avait recruté pour l'occasion Naomi Campbell qui à 45 ans, a fait sensation sur le podium, simplement vêtue d'une veste à rayures portée sur des dessous et chaussée de cuissardes.

Collection printemps été Givenchy

Bandeau noir dans les cheveux et yeux de biche, une dizaine de silhouettes féminines ont défilé, tout en transparences, volants, broderies et plumes, parées de sautoirs et de créoles gigantesques.

Côté homme, noir et marine dominaient la collection, qui faisait une large place à la jupe, déjà vue la saison dernière, au sportswear mais aussi aux tenues de travail ou au costume à rayures façon gangster. L'accessoire-star est une grande clé argentée portée en collier.

Le show, suivi par de nombreux badauds qui s'étaient massés derrière des grilles, s'est déroulé notamment sous les yeux de la chanteuse Courtney Love, dont les mésaventures la veille lors du mouvement de protestation des taxis contre Uber ont fait le tour de la toile.

Bras nus, jambes couvertes chez Margiela

Les silhouettes sont longues chez Maison Margiela, qui préfère dévoiler les bras plutôt que les jambes.

Pas question de sortir autrement qu'en pantalon. Il se double parfois de deux panneaux sur le devant, qui flottent devant les jambes et donnent du mouvement à la démarche.

La marque, qui a voulu une "silhouette à la fois romantique et nonchalante", avait choisi le décor industriel d'une ancienne gare de triage du XVIIIe arrondissement accueillant un bar éphémère, Ground Control, pour présenter cette collection homme conçue par son studio de création.

Les éclats de peinture blanche éclaboussent certaines pièces. Les vestes sont longues, les hauts sans manches. Le costume trois pièces se porte sans chemise, pour un effet plus décontracté. Le blouson et la veste se nouent autour de la taille, de même que le trench.

Au pied, des boots cloutées ou des sandales, audacieusement portées avec des protège-bas.

Denim et oversize pour Juun.J

Est-ce une veste de costume sur un jean? Une combinaison? Le Coréen Juun.J s'amuse à brouiller les pistes et déroute le regard, avec des modèles où se mêlent pantalon en denim et veste à rayures tennis, et des zips qui créent des ouvertures inattendues.

"Cette collection, ce n'est pas quelque chose d'évident, c'est caché, il faut chercher", commente le créateur coréen en coulisses.

Les matières se mélangent, mais le jean reste roi, brut ou plus délavé, d'origine japonaise. "Je me suis demandé: +qu'est-ce qu'on portera en 2070?+ La réponse, c'est +du denim+!", affirme-t-il. "Le denim est éternel. C'est très commun et en même temps c'est une chose très belle."

Côté coupes, le créateur voit grand: vestes aux manches extra-longues, pantalons larges et pattes d'eph, blousons super amples... Alternatives plus près du corps: un pantalon à la forme jogging, en cuir ou en denim, ou un short. Au pied, de simples tongs blanches complètent la panoplie de l'estivant.

De nombreuses pièces, présentées par des mannequins aux cheveux blonds, frange et nuque longue, pourraient parfaitement être portées par des femmes, reconnaît le créateur. Outre le denim, le noir et le blanc dominent la palette de cette collection, où la marinière est aussi un motif récurrent.