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26/06/2015 11:08 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

Marie-Philip Poulin cherche des appuis

Marie-Philip Poulin vient de se dénicher un logement et apprend la science de la lessive ces jours-ci. Ça fait partie des ajustements qu'elle doit faire en rentrant à Montréal pour s'aligner avec les Stars de la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF) après quatre années d'études à l'Université de Boston.

Un texte de Diane Sauvé

« Il faut s'organiser pour l'alimentation, l'appartement. Moi, à l'université, tout était fourni. C'est à moi à se remettre dans cette routine », explique la Québécoise.

La joueuse de 24 ans aurait pu rester à Boston et jouer avec les Blades de la même ligue féminine. Mais elle se dit mieux soutenue par les services offerts à l'Institut national du sport du Québec. Mieux pour son développement en vue des prochains jeux d'hiver à Pyeongchang en 2018.

Oui, la joueuse de Beauceville est heureuse de retrouver chez les Stars ses coéquipières de l'équipe nationale et médaillée d'or à Sotchi, Charline Labonté et Caroline Ouellette. Elle est contente aussi que l'équipe soit désormais associée au Canadien de Montréal qui offrira un certain soutien financier.

« Avec le temps de glace, les déplacements à Calgary, à Boston, à Toronto, les chambres d'hôtel, c'est beaucoup d'argent. C'est un beau début pour le hockey féminin. »

Car les joueuses de hockey ne roulent pas sur l'or. C'est bien connu. Pas de salaire pour les joueuses de la LCHF.

Marie-Philip Poulin a beau avoir été l'héroïne canadienne aux Jeux olympiques de 2010 et 2014, elle n'a jamais pu profiter de retombées par la suite.

« C'était un conte de fées à Sotchi. Mais le hockey féminin est vraiment populaire aux Olympiques et ça baisse par la suite. On espère faire grandir ça au Québec, au Canada. C'est à nous les filles de l'équipe nationale et de la ligue féminine à en faire la promotion », assure celle qui avait marqué deux buts à Vancouver et à Sotchi.

Poulin espère de nouveaux commanditaires, sinon elle devra se dénicher un emploi pour parfaire son développement. Elle veut travailler avec les vedettes de son nouveau club pour trouver des partenaires du hockey fémninin. Mais le rêve de la hockeyeuse, c'est un réel salaire de joueuse. 

« C'est ça qu'on espère, c'est ce qu'on veut pour la prochaine génération. Oui il faut rêver. Je crois que ça va arriver un jour. »

La championne aura une occasion en or de promouvoir son sport lors de la « Journée excellence olympique Canada » le 9 juillet alors qu'on inaugurera la Maison olympique du Canada à Montréal.

On attend près de 200 athlètes olympiques d'ici et d'ailleurs comme la reine des Jeux de Montréal, Nadia Comaneci.

Le public pourra participer à des démonstrations interactives pour cinq disciplines inscrites au programme des Jeux avec, entre autres, Mikaël Kingsbury et Jean-Luc Brassard en ski acrobatique.

« C'est très excitant », lance Poulin. Une façon de parler des Jeux olympiques, de leurs athlètes et pas seulement qu'aux quatre ans.