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26/06/2015 13:45 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

Le président français exhorte Uber à cesser d'offir son service à bas coût

PARIS - Le président français exhorte Uber à mettre fin à son service à bas coût et veut voir les véhicules fautifs saisis, mais l'entreprise refuse de se plier à cette demande jusqu'à ce que le plus haut tribunal du pays ne l'oblige.Cette confrontation ayant mené à une grève générale teintée de violence ayant paralysée Paris, reflète les tensions en France entourant l'encadrement des nouvelles technologies et de l'application des règles visant à protéger les travailleurs.Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a affirmé vendredi que plusieurs enquêtes visaient Uber. Il s'exprimait sur les ondes de la radio RTL, une journée après la grève générale des chauffeurs de taxi qui s'est notamment soldée par la destruction de voitures et le blocage de routes.Des chauffeurs de taxi ont continué de manifester vendredi, mais cela n'a pas semblé perturber la circulation autour de Paris.Le service à bas coût UberPop a été banni en France, mais des responsables de l'entreprise ont confirmé la poursuite des activités jusqu'à ce que le plus haut tribunal de France tranche.M. Cazeneuve a qualifié cette approche de «cynique et arrogante».Selon le président François Hollande, «UberPop doit être dissous, déclaré illégal et les véhicules doivent être saisis».En marge d'une réunion de l'Union européenne à Bruxelles, en Belgique, M. Hollande a accusé Uber de ne pas respecter les «règles sociales et fiscales». Les autorités françaises sont frustrées de voir Uber ne pas payer certaines taxes, comme le font les chauffeurs de taxi.De son côté, Uber allègue que l'industrie française du taxi est désuète et qu'elle doit être réformée grâce à des applications utilisant la géolocalisation. L'entreprise affirme que l'industrie traditionnelle tente d'enrayer la concurrence.Les chauffeurs de taxi reprochent à Uber de leur livrer une concurrence déloyale. Au cours des dernières semaines, près de 100 conducteurs d'Uber ont été attaqués, parfois devant des clients. Un client qui a louangé le service a été battu.La présence d'Uber provoque aussi des remous ailleurs. Au Canada, le service de covoiturage fonctionne à Edmonton, Toronto, Ottawa, Montréal et Québec, mais l'entreprise a dû cesser ses activités à Vancouver et Calgary.