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26/06/2015 09:51 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

Le Premier ministre grec refuse "ultimatums et chantage" dans l'UE

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a affirmé vendredi refuser "les ultimatums et le chantage" dans l'Union européenne, où il est sous pression maximale pour accepter un accord avec les créanciers de son pays, à quelques jours d'un risque de défaut de paiement.

Les principes européens "n'ont pas été fondés sur le chantage et les ultimatums. En particulier en ces heures cruciales, personne n'a le droit de mettre en danger ces principes", a affirmé le dirigeant de gauche radicale à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles.

Ces déclarations font écho à la décision du gouvernement grec de ne pas accepter en l'état le dernier plan de renflouement proposé à la Grèce par ses créanciers (UE et FMI), en échange de réformes et coupes budgétaires, selon une source gouvernementale grecque.

"Nous attendons d'autres propositions, les négociations continuent", a indiqué cette source, après qu'Athènes a été mis en demeure par ses créanciers de finaliser un accord à l'occasion d'un Eurogroupe (ministres des Finances de la zone euro) prévu pour samedi après-midi.

"Le gouvernement grec continuera à se battre de manière décisive pour les principes européens" de "démocratie, solidarité, équité et respect mutuel (...) pour le compte du peuple européen et du peuple grec", a ajouté M. Tspiras.

L'équipe de négociateurs grecs incluant notamment le ministre des Finances Yanis Varoufakis doit rester à Bruxelles jusqu'à nouvel ordre, a-t-on indiqué de même source.

Selon des documents de négociation qui ont fait l'objet de fuites vendredi, les créanciers européens pourraient mettre sur la table 12 milliards d'euros de prêts au cours des cinq prochains mois si Athènes acceptait les mesures qu'ils veulent lui imposer.

Mais les discussions coincent toujours sur la réforme des retraites et la TVA notamment.

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