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26/06/2015 07:19 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

La France et l'Arabie saoudite vont créer un fonds d'investissement de 400 M de dollars

La France et l'Arabie saoudite ont signé vendredi à Paris un accord visant à créer le premier fonds d'investissement franco-saoudien, qui doit à terme être doté de 400 millions de dollars et aider les entreprises françaises à se développer dans la région du Golfe.

La lettre d'intention a été signée entre le Prince Al Waleed, président de la Kingdom Holding Company (KHC), et Laurent Vigier, PDG de CDC International Capital (CDC IC), filiale de la Caisse des dépôts, le bras armé financier de l'Etat français.

Le Fonds d'investissement franco-saoudien (FSIF) va "permettre d'accompagner les projets de nos entreprises, en particulier des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en Arabie saoudite", a expliqué le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius lors de la cérémonie.

Il sera géré à parité par CDC IC et KHC qui investiront dans un premier temps 50 millions de dollars chacun. "L'objectif est de porter ce montant à 400 millions de dollars qui seront levés prioritairement auprès d'investisseurs tiers présents dans la région du Golfe", selon un communiqué.

Par ailleurs, un autre accord a été signé sur l'entrée au capital de KHC d'un consortium d'entreprises françaises, accompagnées par CDC IC, qui doit investir environ 150 millions de dollars.

L'opérateur de télécommunications Orange et le groupe d'aéronautique et de défense Safran notamment figurent dans ce consortium.

"Les entreprises françaises réalisent ainsi la première opération depuis l'ouverture de la Bourse de Ryad aux investisseurs étrangers et cela illustre le dynamisme remarquable de notre relation", s'est félicité M. Fabius.

Le capital de la Bourse de Ryad est ouvert aux investisseurs étrangers depuis mi-juin.

La France et l'Arabie saoudite ont déjà signé mercredi une série d'accords à l'occasion de la première "commission conjointe franco-saoudienne" qui se tenait à Paris, notamment dans le domaine du nucléaire civil, mais aussi de l'aéronautique avec l'achat par Ryad de 23 hélicoptères Airbus H 145 pour un montant de 500 millions d'euros.

Le rapprochement franco-saoudien, mis sur les rails avec l'arrivée au pouvoir en 2012 en France du président socialiste François Hollande, a été favorisé par les tensions entre Ryad et les Etats-Unis, notamment sur l'Iran, dont le programme nucléaire inquiète les pays du Golfe.

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