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26/06/2015 13:56 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

L'Italie augmente son niveau d'alerte après les attentats

L'Italie a annoncé vendredi avoir relevé son niveau d'alerte après les attentats en France, en Tunisie et au Koweit.

"Aucun pays n'est à l'abri, nous avons relevé notre niveau d'alerte pour resensibiliser les unités chargées de surveiller les zones sensibles", a déclaré le ministre italien de l'Intérieur, Angelino Alfano.

"Aujourd'hui, trois attaques ayant fait des dizaines de morts ont eu lieu dans trois endroits différents dans le monde, reliées entre elles par la même chose: la violence et la terreur", a-t-il ajouté.

En Tunisie, 37 personnes, dont des touristes étrangers, ont été tuées et 36 blessées lorsqu'un homme a ouvert le feu à la mi-journée dans un hôtel et sur une plage de la station balnéaire de Sousse, le pire attentat de l'histoire récente d'un pays qui voit monter la menace jihadiste depuis sa révolution en 2011.

En France, près de six mois après les attentats sanglants de Paris, un homme est mort décapité dans un attentat jihadiste contre un site industriel sensible près de Lyon (centre-est), dont l'auteur présumé a été arrêté.

C'est la première fois qu'une décapitation a lieu dans ce pays lors d'une attaque terroriste, une pratique en revanche fréquente en Syrie et en Irak pour l'EI.

Au Koweit, un attentat anti-chiite revendiqué par l'EI a visé une mosquée de la capitale, faisant 25 morts et 202 blessés, selon un bilan officiel.

C'est la première attaque ciblant un lieu de prière fréquenté par des chiites dans ce riche émirat pétrolier à majorité sunnite.

M. Alfano a par ailleurs rejeté les affirmations laissant entrendre que des djihadistes pourraient entrer en Italie en se faisant passer pour des migrants fuyant la guerre ou les persécutions et tentant de gagner l'Europe depuis la Libye. Quelque 65.000 personnes sont ainsi arrivées sur les côtes italiennes depuis le début de l'année.

"Nous sortirons vainqueurs du défi posé par le terrorisme, uniquement si nous ne nous laissons pas conditionner par la peur", a-t-il affirmé.

"il n'y a aucune preuve d'une hausse de la criminalité en rapport avec la hausse de l'immigration", a-t-il encore dit.

Vendredi matin, un Pakistanais accusé d'association à visée terroriste et d'avoir été l'un des exécutants de l'attentat meurtrier de Peshawar en 2009, a été arrêté à l'aéroport de Rome-Fimumicino en provenance du Pakistan.

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