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26/06/2015 09:59 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

"L'Equateur n'est pas le Venezuela !", clament les opposants à Correa

Aux cris de "L'Equateur ne sera jamais le Venezuela !", des milliers d'opposants au gouvernement du président socialiste équatorien Rafael Correa ont défilé jeudi dans les rue de Guayaquil, plus grosse ville du pays, derrière le maire Jaime Nebot.

"Vous voulez que l'Equateur soit le Venezuela ?", a lancé le maire à la foule, qui a clamé un "Nooon !" sonore.

M. Nebot a mis en cause une récente déclaration du président Correa, l'un de fers de lance de la gauche radicale en Amérique latine, qui avait affirmé : "Je respecte beaucoup le Venezuela, qui a beaucoup réduit la pauvreté".

Le maire de la capitale économique équatorienne a critiqué la situation au Venezuela, qui traverse une grave crise économique mêlant inflation stratosphérique et pénuries, tandis que le président Nicolas Maduro, allié de M. Correa, est accusé de museler l'opposition.

Depuis le 8 juin, Rafael Correa, au pouvoir depuis 2007, affronte des manifestations lancées après l'annonce de son intention de relever les impôts sur les successions et les plus-values.

Les milieux d'affaires et les classes aisées et moyennes ont pris la tête de la mobilisation, suivis par les dirigeant de l'opposition, poussant le président à suspendre son projet.

"Si vous voulez donner un coup de pied démocratique (à M. Correa), donnez-lui un grand coup de pied aux fesses, mais dans les urnes, démocratiquement", a encore lancé Jaime Nebot à ses partisans dans un discours de près d'une heure.

Il y a une semaine, le président Correa avait défié l'opposition, l'invitant à convoquer un référendum révocatoire contre lui.

Prévu par la Constitution approuvée peu après son arrivée au pouvoir, ce référendum peut être organisé si 15% du corps électoral (1,8 millions d'électeurs) le demande.

Les opposants exigent le retrait total des projets de hausses des impôts et critiquent la volonté du pouvoir de modifier la Constitution pour permettre la réélection illimité du président, ce qui permettrait à M. Correa de se représenter à la fin de son mandat, en 2017, pour briguer quatre années de plus à la présidence.

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