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26/06/2015 05:55 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

Grèce: Varoufakis ne signera pas un accord "non viable"

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a prévenu vendredi qu'il ne signerait pas un accord "non viable" avec les créanciers de son pays, tout en assurant que la Grèce souhaitait rester dans la zone euro.

"La Grèce a été contrainte d'accommoder quelques demandes plutôt étranges des institutions. Ce sont maintenant à elles de faire un pas en avant", a-t-il déclaré à la radio publique irlandaise RTÉ.

Athènes est engagée dans un bras de fer avec ses créanciers (BCE, FMI, Commission européenne) sur les réformes et les coupes budgétaires qui lui sont demandées en échange du déblocage de 7,2 milliards d'euros de prêts.

"Si on me demande de signer un accord clairement non viable, je ne le ferai pas", a averti M. Varoufakis. "Les institutions nous placent mon gouvernement et moi dans une position impossible".

Le gouvernement grec d'Alexis Tsipras est écartelé entre les exigences des créanciers et la pression de son parti de gauche radicale Syriza et de ses électeurs contre des mesures qui aggraveraient la pauvreté dans le pays à l'économie en berne.

M. Varoufakis a néanmoins réaffirmé le credo européen des dirigeants hellènes: "Je ne peux affirmer plus fortement que notre engagement à rester dans la zone euro est absolu".

Il est revenu sur les "propositions équilibrées" présentées d'après lui par la partie grecque, avec une réforme du généreux dispositif de préretraite et un impôt sur les sociétés exceptionnel.

"Nous n'aurions pas fait ces choix si nous avions plus de marges de manoeuvres (...). Le problème est que l'austérité qu'on nous impose va réduire à néant notre potentiel de croissance et rendre plus difficile le remboursement de notre dette", a jugé le ministre grec.

Une quatrième réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) consacrée au dossier grec en une semaine s'est soldée jeudi par une nouvelle déconvenue. Une cinquième aura lieu samedi, date d'échéance d'un ultimatum fixé par les dirigeants européens pour que la Grèce trouve avec ses créanciers un accord permettant de reprendre son renflouement et lui éviter un défaut de paiement.

Au-delà, la date-butoir pour la Grèce est le 30 juin, jour où Athènes doit honorer un remboursement au FMI.

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