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26/06/2015 06:38 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

Grèce : "il faut qu'un accord soit trouvé samedi", affirme Dijsselbloem

Un accord entre la Grèce et ses créanciers permettant de renflouer le pays et lui éviter un défaut de payement doit être trouvé samedi ou le temps manquera pour le faire approuver par les parlements, a affirmé vendredi le patron de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.

"Il faut qu'on trouve une solution demain (samedi), pour la simple raison que cela doit être approuvé par des parlements : d'abord le parlement grec et ensuite par ceux de plusieurs Etats membres", a-t-il assuré à des journalistes à La Haye.

Une nouvelle réunion des ministres des Finances de la zone euro aura lieu samedi, la quatrième en une semaine s'étant soldée jeudi par une nouvelle déconvenue.

Elle est jugée décisive pour éviter à la Grèce un défaut de paiement, à quelques jours d'un remboursement de quelque 1,5 milliard d'euros au FMI, que la Grèce ne peut pas honorer sans le déblocage d'une tranche d'un prêt en suspens depuis presque un an, de 7,2 milliards d'euros, ou à défaut un geste financier de la BCE.

Athènes est engagée dans un bras de fer avec ses créanciers (BCE, FMI, Commission européenne) sur les réformes et les coupes budgétaires qui lui sont demandées en échange de ce déblocage de prêts.

"Au fond, la seule chose dont nous ayons besoin est un accord permettant à la Grèce de se rétablir, et cela demande que des gestes soient faits, bien plus du côté des réformes que du côté des coupes budgétaires", a-t-il ajouté.

Le gouvernement grec d'Alexis Tsipras est écartelé entre les exigences des créanciers et la pression de son parti de gauche radicale Syriza et de ses électeurs contre des mesures qui aggraveraient la pauvreté dans le pays à l'économie en berne.

Les réformes soumises dimanche par la Grèce avaient pour but d'épargner 8 milliards d'euros, notamment via de nouveaux impôts, une augmentation de la TVA et une diminution des dépenses militaires.

La réponse des créanciers mercredi a malgré tout appelé à d'avantages de réformes, notamment sur les retraites, ainsi que des taxes plus élevées sur les restaurants et des coupes budgétaires de 400 millions d'euros au lieu des 200 proposés pour la défense.

"L'ensemble de la société grecque est perturbée, et l'a été pendant longtemps", a ajouté celui qui est également le ministre néerlandais des Finances.

"Pensez donc à l'autorité responsable des impôts, qui ne fonctionne plus, tous les investisseurs quittent le pays, les gens ne font plus confiance au gouvernement", a-t-il ajouté : "cela demande un accord".

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