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26/06/2015 06:08 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

Départ de la flottille pour Gaza

La "Flottille de la Liberté III", composée de plusieurs bateaux de militants pro-Palestiniens voulant briser le blocus imposé par Israël sur la bande de Gaza, a débuté vendredi son périple, depuis la Crète, a annoncé l'un des participants.

Il y a cinq ans, une tentative similaire s'était soldée par la mort de dix Turcs dans un raid lancé par l'armée israélienne.

"Finalement, nous sommes à bord du bateau suédois pour la liberté, le Marianne, et nous sommes en route pour Gaza", a annoncé le député arabe israélien Bassel Ghattas sur sa page Facebook.

Quelque 70 personnes, dont l'ex-président tunisien Moncef Marzouki, se trouvent à bord des navires composant la flottille, selon la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine. Venus de différents ports européens, les bateaux ont rejoint ces derniers temps le sud de la Crète, d'où la flottille est partie vendredi.

Un autre militant sur le Marianne, Dror Feiler, un Suédois né en Israël, a indiqué à une radio arabe israélienne que l'un des navires de la flottille avait été victime d'un sabotage mené par des "professionnels" et qu'une hélice avait dû être réparée avant le départ.

"Il y a des forces mauvaises qui essaient de nous stopper", a-t-il affirmé à Radio Ashams, sans élaborer.

La ministre adjointe des Affaires étrangères Tzipi Hotovely avait indiqué plus tôt cette semaine que son ministère travaillait 24H/24 "à travers des canaux diplomatiques" pour empêcher la flottille d'arriver à destination, fustigeant "le travail de provocateurs dont le but est de ternir l'image d'Israël".

La flottille a de son côté affirmé vendredi, dans un communiqué, que son objectif était "de mettre en lumière les violations des droits de 1,8 million de Palestiniens vivant dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde".

La bande de Gaza, contrôlée par le Hamas considéré comme une organisation terroriste par Israël, est soumise de la part de ce dernier à un rigoureux blocus depuis neuf ans. Les bateaux en particulier ne peuvent entrer ou sortir des eaux de l'enclave.

Des militants pro-Palestiniens essaient de manière répétée de briser le blocus par la Méditerranée.

Le 31 mai 2010, une tentative avait tourné au drame quand des commandos israéliens ont donné l'assaut dans les eaux internationales à six navires civils, dont le Mavi Marmara, acheminant de l'aide humanitaire à Gaza. Dix Turcs avaient été tués, provoquant une grave crise entre Israël et la Turquie.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a jugé mercredi qu'une nouvelle flottille vers Gaza "n'aidera pas à améliorer la situation difficile à Gaza", tout en réitérant son appel à Israël à lever son blocus.

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