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26/06/2015 19:19 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

COP 21 : l'Amérique centrale doit avoir une position commune (Costa Rica)

Luis Guillermo Solis, le président du Costa Rica, un pays pionnier dans les énergies renouvelables, a proposé vendredi, lors d'un sommet au Guatemala, que l'Amérique centrale définisse une position commune avant la Conférence sur le climat (COP 21) à Paris.

"Je voudrais proposer aux autres présidents (d'Amérique centrale, ndlr) la possibilité d'adopter une position commune avant la conférence sur le changement climatique", qui se tiendra en novembre, a annoncé le président dans une lettre adressée au sommet du Système d'intégration centraméricain (Sica), à Antigua Guatemala.

Le dirigeant, qui n'avait pu se rendre à ce sommet, y était représenté par son vice-président, Helio Fallas.

Il a proposé que le Costa Rica accueille "une réunion entre les négociateurs sur le changement climatique de nos différents pays, d'ici un délai maximum de 45 jours, pour définir une position commune".

"Je suis sûr que, si nous parvenons à une telle proposition destinée au reste du monde, cela serait non seulement historique et sans précédent dans la région, mais cela permettrait aussi d'avoir un grand impact dans les programmes d'adaptation et d'atténuation du changement climatique", a assuré M. Solis.

Grâce à ses efforts ces dernières années, le Costa Rica sera en 2021 le premier pays latino-américain avec une énergie 100% renouvelable, selon un rapport publié en mars par l'organisation de défense de l'environnement WWF.

Fin 2012, la Banque mondiale avait estimé que l'Amérique latine et les Caraïbes seraient "une des régions les plus affectées par la hausse de la température", malgré sa faible contribution (12,5%) aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.

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