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26/06/2015 17:57 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

Condamnations internationales de la "barbarie" des attentats de vendredi

Plusieurs pays et institutions internationales ont appelé à l'unité "contre la barbarie" après les attentats qui ont fait plus de 60 morts en Tunisie, au Koweït et en France où un homme a été décapité vendredi, jour de prière pour les musulmans.

La Ligue arabe a estimé que "de telles attaques terroristes et à la bombe confirment le besoin pressant d'intensifier les efforts arabes et internationaux pour combattre les groupes terroristes".

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a condamné des attaques "abominables", estimant que "les responsables de ces actes de violence effroyables doivent être rapidement traduits devant la justice".

Les quinze pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont condamné à l'unanimité ces attentats, soulignant aussi le "besoin de présenter les auteurs de ces actes de terrorisme répréhensibles devant la justice".

La Maison Blanche a dénoncé des actes "odieux" et exprimé la solidarité des Etats-Unis avec les pays touchés, ainsi que leur volonté de "combattre le fléau du terrorisme".

"Nous continuerons à travailler avec nos alliés et nos partenaires pour répondre à la menace commune du terrorisme et de l'extrémisme violent", a ajouté le porte-parole du département d'Etat, John Kirby. Il a estimé qu'il n'y avait pas de preuve "d'une coordination tactique entre les attaques, ni par qui que ce soit, ni par une organisation terroriste".

L'Otan a estimé qu'"il ne peut jamais y avoir de quelconque justification pour une violence si écoeurante".

- 'Front contre la barbarie' -

Le chef de l'Etat français, François Hollande, et son homologue tunisien Beji Caïd Essebsi, s'étaient auparavant déclarés solidaires "face au terrorisme", soulignant "leur intention de poursuivre et intensifier leur coopération dans la lutte contre ce fléau".

Ces attaques ont sidéré les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles.

"Les démocrates feront toujours front contre la barbarie", a tweetté le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, premier à réagir après l'attaque commise en France, avec décapitation d'un homme, puis celle commise en Tunisie, qui a fait au moins 37 morts. Simultanément, au moins 27 personnes ont péri au Koweït dans un attentat suicide attribué au groupe Etat islamique (EI).

"Nos coeurs sont avec toutes les victimes de ces horribles attaques terroristes", a déclaré le Premier ministre britannique David Cameron, appelant à combattre "cette perversion idéologique par tous les moyens."

Ces attaques "mettent en évidence les défis (...) auxquels nous devons faire face", a ajouté la chancelière allemande Angela Merkel.

Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, a exprimé sa "grande douleur" pour la Tunisie, estimant que l'attaque en France confirmait l'existence de "petites cellules (...) très bien organisées".

"Je voudrais d'abord m'associer au deuil qui frappe la France et deux autres pays amis", a de son côté déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

- 'Unis contre la haine aveugle' -

Evoquant la Tunisie, M. Junker a dit pleurer les victimes de ce pays qui a pourtant "le mieux maîtrisé les conséquences" des printemps arabes ayant déstabilisé plusieurs pays de la région.

"Nous sommes unis, nous, Européens, avec nos amis, nos frères, nos soeurs arabes", a affirmé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

"Notre combat contre le terrorisme doit être implacable", a ajouté le président du Parlement européen, Martin Schulz.

L'Allemagne et la France sont "unies contre la haine aveugle du terrorisme", avait auparavant déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.

Ces attaques, a ajouté son homologue roumain Bogdan Aurescu, montrent qu'il est "impératif de renforcer les efforts de prévention et d'élimination de la terreur".

Dans un communiqué, le président russe Vladimir Poutine a présenté ses condoléances à son homologue tunisien et aux proches des victimes, ainsi qu'au Premier ministre du Koweït, Cheikh Jaber Al Moubarak Al Hamad Al Sabah.

L'Argentine a exprimé sa "profonde consternation et sa plus forte répugnance". Le Brésil a condamné "l'intolérance religieuse et le recours à la violence sans discrimination", tandis que la Colombie exprimait "son rejet absolu de toute manifestation de violence et d'action terroriste".

Pour le Premier ministre canadien, Stephen Harper, "le mouvement djihadiste international a déclaré la guerre (...) aux valeurs communes de liberté, de démocratie et de respect de la dignité humaine".

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