NOUVELLES
26/06/2015 10:24 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

Cameron: il faudra "ténacité et patience" pour réformer l'UE

Le Premier ministre britannique, David Cameron, s'est dit confiant vendredi en sa capacité de faire évoluer l'UE, même s'il faudra "ténacité et patience" pour convaincre du bien-fondé des réformes qu'il souhaite dans la perspective du référendum sur l'ancrage européen du Royaume-Uni.

David Cameron veut négocier des réformes avec l'UE avant d'appeler au maintien ou non de son pays dans l'Union dans un référendum prévu d'ici fin 2017.

Le sujet était au menu du sommet européen qui s'est tenu jeudi et vendredi à Bruxelles, mais il a été éclipsé par la crise grecque et le dossier des migrants.

Les dirigeants européens ont malgré tout écouté ses doléances et convenu d'engager des discussions au niveau technique, avant de se pencher à nouveau sur le sujet lors d'un sommet en décembre.

"Clairement ces discussions (avec l'UE) vont demander tenacité et patience", a déclaré David Cameron lors d'une conférence de presse en clôture du sommet.

"Tous les problèmes ne seront pas résolus facilement mais je suis confiant sur le fait que nous déboucherons sur une série importante de réformes", a-t-il ajouté.

A la fin de ce processus, la Grande-Bretagne devrait jouir d'un statut de membre de l'UE qui sera "nouveau et différent", a-t-il prédit, "un statut qui sera meilleur pour la Grande-Bretagne et meilleur pour l'Europe".

Selon des sources officielles britanniques, David Cameron souhaite des négociations avec l'UE couvrant quatre domaines: des engagements sur la compétitivité, des garanties de protection pour les non-membres de la zone euro, d'autres sur la souveraineté (notamment la possibilité de ne pas respecter cet engagement des États membres à davantage de convergence et d'union). Et enfin le Premier ministre britannique veut pouvoir limiter l'accès à certaines prestations pour les migrants.

"Ce fut la première étape d'un processus qui sera plus long", a déclaré le président du conseil européen Donald Tusk après la réunion jeudi soir au cours de laquelle M. Cameron a évoqué les réformes souhaitées.

Mais, a ajouté M. Tusk, "une chose doit être bien claire depuis le début: les valeurs fondamentales de l'Union européenne ne sont pas à vendre et sont non négociables".

kah-mad/ial/