NOUVELLES
26/06/2015 17:46 EDT | Actualisé 26/06/2016 01:12 EDT

C.-B. : la découverte de récifs d'éponges siliceuses réjouit les scientifiques

VICTORIA - La découverte de récifs d'éponges siliceuses, une espèce que les experts croyaient en extinction dans le détroit d'Hécate en Colombie-Britannique, a réjoui les scientifiques de la région, qui ont indiqué que c'était comme s'ils avaient découvert qu'il y avait encore des dinosaures quelque part sur Terre.Le ministère des Pêches et des Océans a déjà annoncé vendredi des mesures pour protéger l'animal marin, mais un groupe de conservation juge qu'elles sont encore insuffisantes.La directrice de la Société pour la nature et les parcs du Canada Sabine Jessen affirme que toutes les activités de pêche près des récifs devraient être proscrites puisqu'elles mettent en danger l'espèce délicate, qui ne peut être retrouvée que dans les eaux britanno-colombiennes.Certains des récifs sont aussi grands que des édifices de huit étages, mais ils peuvent s'étioler lorsque des sédiments au fond de la mer sont agités par l'activité humaine.Mme Jessen explique que les éponges siliceuses sont vulnérables à tout mouvement, puisqu'elles ont une consistance semblable à de la meringue. Ainsi, si quelque chose les touche, elles pourraient être détruites complètement.L'espèce, qui peut être de couleur blanche, grise ou taupe, peut ressembler à un corail, mais certaines ont plutôt l'apparence d'un col en fraise élisabéthain ou d'un tutu de ballerine.La ministre des Pêches et des Océans Gail Shea a déclaré par voie de communiqué que les nouvelles règles constituaient la première étape avant de la désigner comme une aire marine protégée. Des consultations publiques de 30 jours se concluront le 26 juillet.Les éponges siliceuses sont uniques, rappelle la ministre, puisqu'elles font partie d'une espèce qui date de l'époque jurassique. Les experts estiment que les récifs en Colombie-Britannique remontent à plus de 9000 ans.Or, Sabine Jessen indique que la pêche sera permise dans cette zone, et ce, même si elle est identifiée comme aire protégée. Selon elle, les activités humaines devraient être interdites à la surface des récifs et dans les eaux environnantes.