Selon un rapport, Zara ferait du profilage racial dans ses magasins de New York

Le détaillant espagnol Zara ferait du profilage racial dans ses magasins de New York, selon un rapport du Center for Popular Democracy.

Le rapport intitulé « Stitched With Prejudice: Zara USA's Corporate Culture of Favoritism », soit «Cousu de préjugés : la culture d'entreprise de favoritisme chez Zara États-Unis», s’est basé sur les résultats d’un sondage mené auprès de 251 employés de six magasins de New York et conduit entre février et avril.

On a demandé aux participants, approchés et sondés pendant leurs pauses, de définir le terme « special order », soit commande spéciale. L’expression était utilisée pour avertir les autres employés d’un client au comportement suspect. 57 % des employés ont défini le terme et de ce pourcentage, 46 % ont indiqué que les clients noirs étaient considérés comme « special order » toujours ou souvent, alors que seulement 14 % ont dit la même chose de clients d'origine hispanique et seulement 7 % ont dit cela des clients blancs.

Les employés ont aussi indiqué que les clients étaient étiquetés « special order » à cause de la façon dont ils s’habillaient et qu’ils étaient majoritairement afro-américains. Selon le rapport, les magasins ont abandonné le code alors que le sondage était conduit et ont commencé à utiliser une pratique différente. Le rapport soutient que plusieurs directeurs de magasins ont découragé les employés de participer au sondage, un d’eux aurait même appelé la police pour dénoncer un participant.

Les clients n’étaient pas les seuls à être victimes de la pratique. Un employé noir a indiqué qu’il avait été lui-même étiqueté « special order » et empêché d’aller chercher son chèque de paie quand il est arrivé pour le prendre vêtu d’un chandail à capuchon.

Le rapport soutient que les employés issus d’une minorité visible ont vécu des traitements inéquitables sur leurs lieux de travail aussi. Les employés noirs seraient deux fois moins contents de leurs heures que les employés blancs. Ils seraient aussi moins sujets aux promotions et traités plus durement par les directeurs de magasins.

Dans un communiqué relayé dans les pages du Guardian, Zara États-Unis a nié les accusations.

« Ce rapport sans fondement a été préparé avec des motifs ultérieurs et non parce que nous avions vraiment des problèmes de discrimination et de mauvais traitements, indique le communiqué. Ce sont des allégations non fondées qui ne reflètent pas la diversité des employés de Zara. Zara États-Unis croit que le rapport est complètement inconsistant avec la philosophie d’entreprise et l’expérience de plus de 1500 employés de Zara à travers New York. »

Le rapport a été rendu public lundi dernier, à peine quelques semaines après que Ian Miller, un ancien conseiller général chez Zara États-Unis ait entamé une poursuite pour discrimination de 40 millions de dollars contre la compagnie, sous la base qu’il aurait été harcelé et renvoyé pour avoir été juif, Américain et homosexuel.

L’an dernier, Zara a été la cible de critiques pour avoir vendu un chandail ressemblant à l’uniforme porté par les prisonniers juifs dans les camps de concentration ainsi qu’un autre sur lequel on pouvait lire « White Is The New Black », soit « blanc est le nouveau noir ».

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