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25/06/2015 06:56 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

Un discours pro-Europe d'Elizabeth II fait jaser les éditorialistes britanniques

La mise en garde d'Elizabeth II contre une "division de l'Europe" lancée mercredi lors d'un dîner à Berlin était abondamment commentée jeudi dans la presse britannique, certains y voyant un avertissement voilé contre une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

"Au cours de nos vies, nous avons vu le pire mais aussi le meilleur sur notre continent", a déclaré la reine au cours de ce dîner, organisé dans le cadre d'une visite officielle de la souveraine en Allemagne.

"Nous savons que la division en Europe est dangereuse et que nous devons nous en préserver, aussi bien à l'ouest qu'à l'est de notre continent", a-t-elle ajouté, à la veille d'un sommet à Bruxelles lors duquel devait être abordé le référendum que le Premier ministre britannique David Cameron veut organiser sur le maintien ou non du Royaume-Uni dans l'UE.

La reine, neutre et impartiale, ne s'immisce pas dans les affaires politiques, elle règne mais ne gouverne pas, mais pour le Daily Telegraph, "ses déclarations ont de bonnes chances d'être interprétées comme un appel pour que le Royaume-Uni reste dans l'Union européenne".

Le Sun va même plus loin en estimant qu'il s'agit là d'une tentative de convaincre les dirigeants de l'UE "de rétrocéder au Royaume-Uni les compétences demandées par le Premier ministre", partisan d'un maintien de son pays dans une UE réformée.

"Certains ont vu (dans ce discours) comme un coup de clairon pour que le Royaume-Uni reste dans l'Union européenne", renchérit le Daily Express. Le tabloïd précise toutefois que les conseillers de sa Majesté ont assuré qu'elle ne s'était exprimée que "de manière générale" sur la paix et la stabilité en Europe, et non pas sur ce référendum en particulier, que M. Cameron a promis d'organiser d'ici à la fin 2017.

Un épisode aux circonstances proches s'était produit début septembre, peu avant le référendum d'autodétermination en Ecosse. "Les Ecossais devraient bien réfléchir", avait dit la reine à la sortie de l'église, près de son château écossais de Balmoral. Ces propos avaient été interprétés comme un appel en faveur du camp du non à l'indépendance, qui l'avait finalement emporté le 18 septembre.

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