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25/06/2015 12:14 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

Obama salue la décision de la Cour suprême sur l'assurance maladie

Le président américain Barack Obama a salué jeudi la décision de la Cour suprême validant sa réforme du système de santé de 2010, estimant que la loi avait prouvé son efficacité et ne pourrait plus être remise en cause.

"Aujourd'hui, après plus de 50 votes au Congrès pour abroger ou affaiblir cette loi, après une élection présidentielle disputée en partie autour de la préservation ou de l'abrogation de cette loi, après de multiples procédures devant la Cour suprême, la loi va rester", a déclaré Barack Obama dans un discours à la Maison Blanche.

"Cette loi fonctionne, et elle va continuer à fonctionner", a assuré le président américain, en appelant ses adversaires républicains à cesser leurs attaques contre "Obamacare" pour des raisons politiques.

"Nous ne devons pas défaire ce qui fait désormais partie intégrante de l'Amérique, et mon plus grand espoir est qu'au lieu de relancer des batailles qui ont été décidées à de nombreuses reprises, je puisse travailler avec les républicains et les démocrates pour avancer", a ajouté Barack Obama.

Le président démocrate a rappelé les chiffres illustrant le succès de sa réforme, adoptée en 2010 mais qui n'est pleinement entrée en vigueur qu'en 2014: 16 millions d'Américains autrefois sans assurance sont désormais couverts, soit déjà un tiers des personnes non couvertes il y a quelques années, selon lui.

"Nous avons choisi d'écrire un nouveau chapitre où, dans une nouvelle économie, les Américains sont libres de changer de travail, de créer une entreprise, d'explorer de nouvelles idées, d'élever une famille sans crainte", a-t-il fait valoir.

La loi permet en effet aux personnes non couvertes par leur employeur et aux travailleurs indépendants de souscrire à une couverture santé, éventuellement subventionnée par des aides fédérales.

Les juges de la Cour suprême ont validé jeudi pour la seconde fois la réforme, sur un point technique mais qui risquait de faire perdre à plusieurs millions d'Américains ces précieuses aides fédérales qui leur permettent de payer une partie de leur couverture santé, parfois à hauteur de plusieurs centaines de dollars par mois.

Une décision contraire aurait provoqué le chaos sur les marchés d'assurance, selon l'administration et les juges de la haute Cour.

Mais loin d'accepter cette décision, les républicains, majoritaires au Congrès, ont promis de continuer leurs efforts pour abroger la loi, qu'ils contestent depuis le début comme une intervention excessive de l'Etat fédéral sur le marché de la santé.

ico/are