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25/06/2015 04:29 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

NBA - La Draft, à la recherche du nouveau LeBron James

Le nouveau LeBron James s'appelle-t-il Karl-Anthony Towns? Jahlil Okafor est-il le futur Shaquille O'Neal? Les équipes NBA vont recruter jeudi soir les meilleurs espoirs américains et étrangers lors de la Draft 2015, dans l'espoir de décrocher le gros lot.

C'est un cérémonial qui, chaque année, marque la réalisation d'un rêve, l'entrée dans le saint des saints et la transformation instantanée d'adolescents en millionnaires.

Appelés par le "commissioner" Adam Silver, le grand patron de la NBA, soixante joueurs âgés de 19 à 23 ans, engoncés dans un smoking plus ou moins élégant, vont coiffer la casquette de leur nouvelle équipe et espérer faire carrière dans le championnat le plus relevé au monde.

Après une seule saison dans le Championnat universitaire NCAA, Karl-Anthony Towns et Jahlil Okafor sont les deux attractions de la Draft 2015.

S'il est encore beaucoup trop tôt pour savoir s'ils laisseront une trace dans l'histoire de la NBA, les recruteurs savent tout d'eux ou presque: parcours, statistiques (10,3 points, 6,7 rebonds et 2,3 contres par match pour Towns avec Kentucky et 17,3 points, 8,5 rebonds et 1,4 contres pour Okafor à Duke), capacités physiques et même personnalité à travers des tests réalisés lors du "Combine", stage organisé par la NBA.

Sauf énorme surprise, Towns, un pivot de 19 ans (2,11 m, 112 kg), devrait être recruté par les Minnesota Timberwolves et les Los Angeles Lakers pourraient parier sur Okafor (2,11 m, 125 kg) pour tenter de renouer avec leur glorieux passé.

La Draft (littéralement: "conscription") doit permettre de changer la donne d'une saison à l'autre.

Les équipes qui ont terminé la saison régulière dans les dernières positions, choisissent en premiers et recrutent a priori les meilleurs joueurs en fonction de leurs besoins.

- Hoden, 'le plus grand flop' -

Un tirage au sort est organisé parmi les équipes qui n'ont pas participé aux play-offs pour déterminer leur ordre: Minnesota a ainsi hérité du très convoité "First pick", suivi des Lakers, Philadelphie et des New York Knicks, tandis que le champion 2015, Golden State, a le 30e et dernier choix du premier tour.

Cette bourse aux talents est aussi une donnée à part entière du marché des transferts: Andrew Wiggins, choisi en première position de la Draft 2014 par Cleveland, n'a ainsi jamais porté le maillot des Cavaliers et a été cédé à Minnesota dans le cadre du transfert de Kevin Love.

Etre "First pick" ne garantit pas non plus de faire carrière: celui de la Draft 2007, Greg Hoden, n'a jamais pu concrétiser les énormes attentes qu'il a suscitées, à cause d'un genou fragile et s'est auto-proclamé "le plus grand flop de l'histoire".

Stephen Curry, le meneur de Golden State, élu MVP de la saison, n'a été choisi qu'en 7e position.

A l'inverse, ne pas être "drafté" n'est pas une échec, comme l'a montré l'Australien Matthew Dellavedova, révélation de la finale 2015.

Cette année, 88 joueurs sont inscrits à la Draft.

Les dirigeants jouent aussi gros et espèrent ne pas rejoindre Stu Inman dans l'histoire de la NBA: il est le dirigeant de Portland, aujourd'hui décédé, qui, contre l'avis de tous, a refusé lors de la Draft 1984 de choisir Michael Jordan pour lui préférer un certain Sam Bowie.

jr/mam