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25/06/2015 12:40 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

Les relations Royaume-Uni-Éthiopie menacées par les conditions de détention d'un Britannique

Les relations entre le Royaume-Uni et l'Éthiopie pourraient être minées par la façon dont Addis Abeba traite un prisonnier britannique condamné à mort, a mis en garde jeudi le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond.

Andargachew Tsege, un éthiopien naturalisé britannique âgé de 60 ans, est détenu à l'isolement dans une prison secrète depuis juillet 2014. Il avait été condamné à mort par contumace en 2009 pour son appartenance au mouvement d'opposition Ginbot 7, basé aux États-Unis et considéré comme une organisation terroriste par le gouvernement éthiopien.

"Je suis très inquiet qu'un an après le début de sa détention, le Britannique Andargachew Tsege soit toujours à l'isolement en Éthiopie sans qu'une procédure judiciaire ne soit engagée pour contester sa détention", a déclaré M. Hammond après s'être entretenu avec son homologue éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Je suis aussi inquiet pour sa santé et déçu que nos demandes répétées pour un accès consulaire régulier n'aient pas été accordées (...). Le refus opposé par l'Éthiopie à nos demandes (...) n'est pas acceptable", a-t-il ajouté. Londres s'inquiète notamment de la santé mentale de son ressortissant.

"Le manque de progrès risque de miner les relations bilatérales très précieuses entre le Royaume-Uni et l'Éthiopie", a prévenu le ministre britannique.

La semaine dernière, le gouvernement éthiopien avait indiqué que la peine de mort prononcée à l'encontre de M. Tsege pourrait être commuée en prison à vie mais qu'il ne serait pas gracié, ni libéré.

Le Royaume-Uni est un des principaux bailleurs de fonds de l'Éthiopie, avec une aide prévue à hauteur de 303 millions de livres (422 millions d'euros) pour la période 2015-2016.

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