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25/06/2015 09:23 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

Le pétrole baisse à New York, de peur que le déséquilibre du marché s'aggrave

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse jeudi à New York, le marché s'inquiétant du niveau élevé de la production de brut, qui laisse penser que le déséquilibre de l'offre et de la demande va recommencer à s'aggraver.

Vers 13H15 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août perdait 49 cents à 59,78 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Lors de la publication mercredi des chiffres du ministère de l'Energie sur les stocks américains, qui ont montré un fort déclin des réserves de brut, "beaucoup d'investisseurs ont (en fait plus) prêté attention à la hausse de la production", a souligné Oliver Sloup, chez iiTrader.com.

"Nous produisons toujours beaucoup de pétrole, les pays de l'Opep produisent toujours beaucoup de pétrole, et nous sommes à la saison de plus forte demande, donc on s'attend à voir décliner les stocks (de brut), mais quand l'été se finira on va voir la demande se tasser, et la production continuer à augmenter, et cela va mettre beaucoup de pression sur les prix dans les mois d'automne et d'hiver", a ajouté M. Sloup.

Aux Etats-Unis en particulier, il prévoit la remise en service prochaine de puits qui ont été fermés à un rythme soutenu depuis l'automne.

"Ces puits doivent être redémarrés au bout d'un moment ou sinon ils deviennent inutilisables, donc je crois que certains de ces puits vont être remis en service parce qu'on ne veut pas gâcher les investissements qui ont été réalisés, et cela va encore rajouter du pétrole sur le marché", a-t-il dit.

M. Sloup a également indiqué que le marché continuait à suivre les négociations sur le programme nucléaire iranien, entrées dans une dernière ligne droite.

"Une fois le rapport américain (sur les stocks) digéré, les négociations entre l'Iran et les grandes puissances vont devenir le seul point d'intérêt des marchés, et je doute qu'un accord soit déjà intégré dans les prix du pétrole à ce stade, ce qui laisse la porte ouverte au risque baissier," a noté Ole Hansen de Saxo Bank.

Le groupe "5+1" (Chine, États-Unis, France, le Royaume-Uni, Russie et Allemagne) tente d'achever ces jours-ci 20 mois de discussions intensives avec Téhéran pour un accord garantissant que l'Iran ne se dotera pas de l'arme nucléaire en échange d'une levée des sanctions internationales.

Si les sanctions sont levées, le pays pourrait produire un million de barils de pétrole par jour supplémentaires dans les six mois qui suivent, selon Téhéran.

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