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25/06/2015 11:56 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

Le FMI s'attend à ce que la Grèce le rembourse à temps (porte-parole)

Le FMI a dit jeudi s'attendre à ce que la Grèce le rembourse à temps avant l'échéance cruciale du 30 juin, affirmant par ailleurs ne pas être dans une approche "à prendre ou à laisser" avec le pays.

"Nous nous attendons à ce que le paiement soit fait le 30 juin et c'est ce que les autorités grecques ont publiquement dit", a assuré Gerry Rice, le porte-parole du Fonds monétaire international à Washington.

La Grèce doit rembourser à la fin du mois quelque 1,5 milliard d'euros au Fonds monétaire international, l'un de ses trois créanciers internationaux, mais a jusque-là entretenu le flou sur sa volonté d'honorer ce paiement, alimentant les craintes d'un défaut de paiement aux conséquences imprévisibles.

Si la Grèce n'honorait pas cette échéance, elle serait toutefois "immédiatement" en arriérés de paiement et serait aussitôt privée d'accès aux ressources du FMI, a ajouté le porte-parole.

La Grèce, dont les caisses sont vides, avait repoussé de premières échéances au début du mois en invoquant une clause spéciale du FMI lui permettant d'obtenir un sursis.

Accusé d'intransigeance et de comportements "criminels" par la Grèce, le FMI a par ailleurs assuré qu'il restait "flexible" dans les négociations avec Athènes en cours à Bruxelles et a nié avoir posé un ultimatum au pays.

"Le FMI n'a pas une approche +à prendre ou à laisser+. Nous ne faisons pas ça avec nos Etats-membres. Ce que nous faisons, c'est donner, en échange de quelque chose", a assuré le porte-parole.

M. Rice a par ailleurs également démenti l'existence de divergences au sein des créanciers internationaux de la Grèce (FMI, Commission européenne, Banque centrale européenne) sur le train de réformes exigées de la part du pays.

"Les trois institutions sont sur la même ligne", a assuré le porte-parole, tout en répétant que le FMI attendait des Européens un geste pour alléger la dette grecque.

"Nous avons appelé à une approche équilibrée et à ce que toutes les parties jouent leur rôle", a poursuivi M. Rice, refusant de s'exprimer sur l'avancée des discussions avec Athènes.

Les ministres des Finances de la zone euro ont à nouveau échoué jeudi à trouver un accord pour reprendre le renflouement de la Grèce et ont ajourné une énième fois leurs discussions.

"Nous travaillons intensément, autant que nous pouvons, nuit et jour, pour parvenir à un accord", a simplement commenté M. Rice.

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