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25/06/2015 18:53 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

La procédure visant à juger le vice-président argentin avance

La Cour de cassation a validé jeudi les accusations contre le vice-président argentin Amado Boudou, qui ne dispose plus que d'un recours devant la Cour Suprême pour échapper à un procès pour corruption.

M. Boudou, qui clame son innocence, est le premier vice-président en exercice à être inculpé en Argentine.

Il est cependant peu probable que la justice argentine tranche définitivement avant la fin de son mandant, qui s'achève le 10 décembre, comme celui de la présidente Cristina Kirchner.

Selon le magistrat qui l'a inculpé pour "corruption passive", M. Boudou, alors ministre de l'Économie, et d'autres personnes auraient lancé un plan de sauvetage d'une entreprise en difficultés, Ciccone Calcografica, aujourd'hui nationalisée et qui imprime les billets de banque. Il aurait acquis en 2010 70% de cette entreprise.

M. Boudou est théoriquement le deuxième personnage de l'État mais son rôle est essentiellement protocolaire.

En août, c'est le procès de l'ancien président Carlos Menem (1989-1999) qui commencera, pour entrave à la justice dans le cadre de l'enquête sur l'attentat contre la mutuelle juive AMIA en 1994. Aucun suspect n'a encore été arrêté dans cette affaire.

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