NOUVELLES
25/06/2015 08:12 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

La Grèce et ses créanciers "encore plus éloignés" qu'avant, selon Schäuble

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a estimé jeudi à Bruxelles que la Grèce et ses créanciers, qui négocient âprement un nouveau renflouement d'Athènes, étaient "encore plus éloignés" qu'avant, le commissaire européen Pierre Moscovici parlant au contraire de rapprochement.

"Les Grecs ont plutôt fait des pas en arrière" dans les dernières négociations entre Athènes et les trois institutions (BCE, FMI et Commission européenne) qui exigent de la Grèce des réformes en échange d'argent frais. "Il y a plutôt un plus grand éloignement qu'un rapprochement", a dit le ministre allemand à son arrivé à une réunion de l'Eurogroupe dans la capitale européenne qui sera consacrée au sujet.

Mais arrivant peu après, le commissaire européen Pierre Moscovici, a lui estimé que "les points de vue se (rapprochaient)", à l'issue de plusieurs heures de négociations dans la nuit, puis à nouveau dans la matinée. Les discussions visent à dégager un accord sur des engagements de réformes et de coupes budgétaires qui reçoivent la bénédiction des créanciers, permettant de débloquer plus de 7 milliards d'euros de prêts à Athènes.

M. Moscovici, qui a twitté jeudi matin "quand il y a une volonté, il y a un chemin", fait figure d'optimiste dans ce dossier, multipliant les déclarations pleines de confiance. A l'inverse M. Schäuble, tenant d'une ligne dure et peu enclin aux concessions à Athènes, est toujours prompt à jouer les Cassandre.

"Il y a encore des divergences sur la TVA et les retraites en particulier", a indiqué une source européenne. Depuis des semaines, les points d'achoppement sont centrés sur le champ d'application et le montant de la TVA et l'épineuse question du régime des retraites.

mtr/cb/alc