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25/06/2015 05:12 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

La Birmanie rejette un projet de loi réduisant le poids de l'armée au Parlement

Le Parlement birman a rejeté jeudi un projet de loi visant à réduire le poids de l'armée en son sein, ce qui anéantit tous les espoirs de l'opposante Aung San Suu Kyi de pouvoir changer la Constitution, qui l'empêche d'accéder à la présidence.

Le projet d'amendement n'a "pas été adopté", a déclaré Shwe Mann, le président du Parlement, n'ayant pas réuni les plus de 75% de voix nécessaires.

Le vote a eu lieu après trois jours de débats enflammés entre les soldats en uniforme et des députés élus qui examinaient un projet visant à réduire le pouvoir de blocage de l'armée au sein du Parlement en faisant tomber le pourcentage de votes nécessaire pour un changement de la Constitution à 70%.

D'après les textes, plus de 75% des votes des députés sont nécessaires pour modifier la Constitution or au Parlement un quart des sièges est réservé à l'armée, lui donnant donc la possibilité de bloquer toute décision.

La prix Nobel de la Paix, Suu Kyi, avait estimé que pour qu'il y ait un "véritable changement" dans le pays après les élections législatives, cette règle devait être modifiée.

Suu Kyi, qui a été enfermée en résidence surveillée pendant près de 15 ans par l'ancienne junte, est entrée au Parlement en 2012. Son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND) est donné grand vainqueur des prochaines élections, prévues pour octobre ou novembre.

Mais l'accès à la présidence est toujours impossible pour Suu Kyi en raison d'un article de la Constitution qui exclut les personnes ayant des conjoints ou des enfants étrangers - une disposition considérée comme visant directement Suu Kyi, dont les deux fils sont britanniques.

Fin 2014, son parti avait recueilli quelque cinq millions de signatures pour une pétition nationale en faveur d'un changement de Constitution.

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