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25/06/2015 13:07 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

L'assurance maladie «est là pour rester», dit le président Barack Obama

WASHINGTON - L'assurance maladie «est là pour rester» aux États-Unis, a déclaré le président américain Barack Obama, quelques instants après que la Cour suprême eût annoncé qu'elle avalisait l'un des piliers de la réforme de la santé adoptée en 2010 qui avait été contesté par ses détracteurs.Six juges sur neuf ont statué que les subventions nécessaires pour l'assurance pouvaient être octroyées partout au pays. Ainsi, plusieurs millions d'Américains pourront continuer de recevoir des versements pour les aider à accéder à des soins plus abordables — quel que soit l'État où ils résident. Le juge en chef John Roberts s'est rangé une fois de plus du côté de ses collègues plus libéraux pour appuyer la loi.Il s'agit d'une deuxième victoire importante pour le président Obama en Cour suprême pour sa réforme de la santé. La loi oblige presque tous les Américains à se procurer une assurance et elle permet l'octroi d'une aide financière à certains patients. Elle empêche aussi les assureurs de refuser de délivrer des services en vertu des antécédents de santé des individus.Près de 10,2 millions d'Américains se sont inscrits pour obtenir une assurance et 8,7 millions d'entre eux reçoivent une subvention moyenne de 272 $ US par mois pour les aider à couvrir leurs frais d'assurances.Parmi ces Américains qui reçoivent de l'aide financière, 6,4 millions risquaient de la perdre puisqu'ils vivent dans des États qui ne participent pas au programme national.Dans un discours d'une dizaine de minutes livré à la roseraie de la Maison-Blanche, le président a salué la décision de la Cour, ajoutant que le débat politique n'avait plus raison d'être puisque la loi a prouvé son succès dans les dernières années, selon lui.«Il y a cinq ans (...) nous avons finalement déclaré qu'aux États-Unis, les soins de santé ne sont pas un privilège pour quelques uns, mais bien un droit pour tous», a affirmé M. Obama.«Nous avons choisi d'écrire un nouveau chapitre dans le cadre d'une nouvelle économie. Les Américains sont libres de changer d'emploi, de démarrer leur propre entreprise, d'élever une famille sans crainte (...) Les soins de santé abordables seront toujours accessibles et ils le resteront», a-t-il poursuivi.Depuis son adoption il y a cinq ans, la loi fait l'objet de débats intenses entre les démocrates et les républicains. Ces derniers menacent à tout coup d'abroger «l'Obamacare», comme elle est appelée aux États-Unis.Les représentants d'une trentaine d'États jugeaient que leurs citoyens n'étaient pas admissibles à cette subvention. Or, l'administration Obama et les 22 autres États arguaient que les aides financières étaient nécessaires pour inciter les gens à souscrire à une assurance. Ainsi, abolir cette aide financière saperait les objectifs de la loi.La réforme du président avait subi son premier test devant le plus haut tribunal du pays en 2012, en pleine campagne électorale présidentielle. À l'époque, les effets de la nouvelle loi ne se faisaient pas encore ressentir. En 2015, toutefois, le contexte a changé considérablement, bien que la joute partisane persiste.