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25/06/2015 09:27 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

Grèce : un "happy end" en vue selon le président du Conseil européen

Les négociations sur le renflouement financier de la Grèce pourraient durer, mais "un happy end" est en vue, a assuré jeudi le président du Conseil européen, Donald Tusk, avant un sommet des 28 à Bruxelles.

"Le travail est en cours et c'est sûr qu'il faudra encore de nombreuses heures" pour parvenir à un accord entre Athènes et ses créanciers, "mais j'ai le sentiment que, contrairement aux tragédies de Sophocle, cette histoire grecque aura un happy end", a-t-il dit.

Une réunion des ministres des Finances de la zone euro était en cours jeudi après-midi à Bruxelles pour tenter de dégager un accord sur des engagements de réformes et de coupes budgétaires qui reçoivent la bénédiction des créanciers, permettant de débloquer plus de 7 milliards d'euros de prêts à Athènes.

Ce versement est vital pour la Grèce, à cinq jours de la date-butoir d'un remboursement au Fonds monétaire international (FMI) qui alimente les craintes de défaut de paiement du pays.

Plusieurs dirigeants européens ont laissé entendre qu'une solution pourrait encore prendre plusieurs jours. "Je continue à espérer qu'il y ait la possibilité d'engranger un accord dans les toute prochaines heures", mais dans le cas contraire, "il faut continuer le travail dans les jours qui viennent, jusqu'au week-end certainement", a déclaré le Premier ministre belge Charles Michel.

"La dernière échéance est dimanche, ensuite cela sera trop difficile pour les parlements" nationaux qui doivent se prononcer sur l'accord, avait rappelé peu auparavant le ministre autrichien des Finances, Hans-Jörg Schelling.

Deux propositions distinctes ont été soumises aux grands argentiers réunis depuis 11H30 GMT, pour la quatrième fois en moins d'une semaine : d'un côté "une trame d'accord" mise sur la table par les institutions créancières (UE et FMI), de l'autre une proposition grecque.

Il y a "encore beaucoup de travail à faire" pour réconcilier les deux positions, a reconnu la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.

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