NOUVELLES
25/06/2015 15:01 EDT | Actualisé 25/06/2016 01:12 EDT

Echanges entre policiers français et brésiliens autour de la sécurité des JO-2016 à Rio

Des membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale française (GIGN) et des policiers brésiliens d'élite du Bope ont actuellement des échanges sur leurs pratiques avant les Jeux Olympiques de 2016 à Rio, a-t-on appris jeudi de source française.

"Le Mondial (de football 2014) s'est bien passé mais la menace (de terrorisme) ne cesse de croître car aux JO il y a plus de pays", a expliqué jeudi à l'AFP Thierry Guiguet-Doron, attaché de police à l'ambassade de France.

"On leur a parlé de Charlie Hebdo et du danger des kamikazes. Ici, ils sont habitués à la guérilla urbaine, à la grande criminalité mais il n'y a pas de terrorisme", a-t-il ajouté.

Le siège de l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo à Paris avait été la cible de jihadistes armés le 7 janvier décimant sa rédaction, action suivie d'autres attaques ayant fait au total 17 morts.

A Rio, les entraînements des policiers des deux pays ont lieu depuis lundi au siège du Bataillon d'opérations spéciales (Bope), situé au-dessus d'une favela. Ils doivent s'achever vendredi.

Le Bope, devenu célèbre avec le film brésilien de 2007 "Troupe d'élite", compte 550 policiers (dont 14 femmes) et 90% de ses missions ont lieu dans les favelas dominées par des narcotrafiquants.

"Le Bope nous a présenté des techniques de progression dans les favelas où il y a des imbrications avec la population et des problèmes de dommages collatéraux", a expliqué le chef d'escadron du GIGN qui a requit l'anonymat.

Il a assisté à l'avancée d'une patrouille de huit hommes du Bope dans des ruelles étroites d'un mètre, de la favela Tavares Bastos, surmontées d'un enchevêtrement de fils électriques.

"On n'a pas de leçons à leur donner. On leur a apporté des éléments en plus, sur la libération des otages, le terrorisme", a-t-il précisé.

Un lieutenant du Bope a déclaré à l'AFP avoir montré aux Français "comment nous tirons où il y a des trafiquants armés en évitant les civils qui ne sont pas des cibles et ne doivent pas être touchés".

"Je ne crois pas que nous aurons des menaces terroristes pendant les JO mais nous devons nous préparer au pire", a-t-il estimé.

Le Brésil (200 millions d'habitants) n'est pas touché par le terrorisme mais connaît une grande criminalité : 50.000 homicides par an contre moins de 800 an France (66 millions).

cdo/ka/hdz/gg