CANADA QUEBEC
21/06/2015 04:40 EDT | Actualisé 21/06/2015 05:58 EDT

FrancoFolies 2015: Michel Rivard en clôture du festival (VIDÉO/PHOTOS)

Sur la scène de la place des Festivals, samedi soir, Michel Rivard, était l’heureux élu pour clore la 27e édition des FrancoFolies de Montréal.

« Michel Rivard animait la toute première édition des FrancoFolies. Depuis, il a tellement fait de spectacles qu’on ne les compte plus », a lancé le président et cofondateur de l’événement Alain Simard, lors d’une courte allocution avant le concert.

Auteur-compositeur-interprète et guitariste, Rivard a écrit et composé de nombreux classiques de la chanson québécoise, que ce soit au sein du groupe Beau Dommage ou lors de sa carrière solo. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il en a fait du chemin depuis le début des années 1970.

De toutes les pièces qu’il aurait pu puiser de son impressionnant répertoire, Michel Rivard a choisi Méfiez-vous du grand amour (sortie en 1977) pour ouvrir le bal de cette magnifique soirée. Pourquoi pas? Après tout, l’amour est certainement le thème le plus populaire d’entre tous en musique. Devant lui et ses acolytes du Flybin Band (le guitariste Rick Haworthle bassiste Mario Légaré et Sylvain Clavette «à la percutterie»), une mer de monde s’étendait de la scène jusqu’à la rue Sainte-Catherine. Certainement la plus grosse foule des Francos 2015.

« Bonsoir ma belle Montréal, a lancé Rivard. Ce soir, malgré ton cœur en chantier et tes artères bloquées, tu as revêtu ta belle robe […] pour accueillir ton petit garçon. Et en plus, tu as amené du monde ! »

Par la suite, le chanteur a envoyé quatre morceaux issus de son dernier album paru en 2013 : Et on avance, Styromousse, Mélodie puis la chanson-titre du disque. Bien qu’il soit sorti il y presque deux ans, les spectateurs connaissaient visiblement moins ces compositions.

« Attention, chien absent ; l’immobile te fait du bien ; je suis bien, j’suis roi de rien » sont quelques-uns des mots du passage récité par Rivard, qui a bien évidemment interprété le reste de la jolie chanson Roi de rien. Les paroles à moitié chuchotées étaient accompagnées d’une guitare acoustique délicate et de sons de caisses de batterie caressées.

«Oh! j’suis bien

j’suis roi de rien

ni sujet ni souverain

pas de sang sur les mains

que j’suis bien

j’suis roi de rien»

Ambiance similaire par la suite pour Mélodie, qui est passée tout doucement. Un autre moment de poésie est venu après agrémenter le spectacle. Michel Rivard s’est fait plaisir en récitant une autre fois la partie d’un texte.

Les complaintes

Michel Rivard, 63 ans, a continué de plus belle en offrant un medley de trois chansons puisées dans sa jeunesse : En veillant su'l perron de Dominique Michel, Only the Lonely de Roy Orbison et La complainte pour Sainte-Catherine des sœurs McGarrigle (paroles: Philippe Tatartcheff musique: Anna McGarrigle).

Quand Rivard a gratté les premières notes de la Complainte du phoque en Alaska, une sorte d’hymne national joué des millions de fois partout et par tout le monde au Québec, une onde de complicité s’est propagée à travers les milliers de personnes rassemblées sur la grande place. Beau moment quand celles-ci ont chanté à l’unisson les paroles du refrain, sans musique. Immortelle.

Après la moins étincelante Confiance (2006), Rivard a changé son instrument pour une guitare rouge à la personnalité plus flamboyante. « Attention Avalanche, prière de ralentir ». Nous avons retenu les belles lignes d’harmonica et les jolies voix inquiétantes des choristes Lana Carbonneau et Audrey-Michèle Simard.

Du beau

« En ’67, tout était beau », voilà qu’est arrivé un autre canon de l’auteur, au grand plaisir des festivaliers. « Mais qu’est-ce qu’un gars peut faire…? » Bam ! Mixée à Revolution, de John Lennon, nous pouvons dire que cette interprétation fut un des moments forts de la soirée. Sympa et électrisant. Évidemment. Bonheur de foule.

Comme un poisson dans l'eau, Michel Rivard a offert une prestation pratiquement parfait. Rien de bien nouveau, mais pourquoi faire autrement pour cet abonné du festival? Tout baigne pour les Francos avec ce genre de concert de clôture. Le chanteur aura envoyé au total une vingtaine de pièces durant la soirée, dont l’étonnante Tout simplement jaloux (avec les musiciens), la plus rockée C'est un mur ainsi que la sexy Ginette (doucement), seul à la guitare acoustique.

Du bonbon pour un public extrêmement diversifié.

***

Voici la liste des chansons livrées par Michel Rivard :

  • Méfiez-vous du grand amour
  • Et on avance
  • Styromousse
  • Roi de rien
  • Mélodie
  • En veillant su'l perron / Only the Lonely / La complainte pour Sainte-Catherine
  • La complainte du phoque en Alaska
  • Confiance
  • Avanlanche
  • Le blues de la métropole
  • Rive-Sud
  • Tout simplement jaloux
  • Dans l’bois
  • Ginette
  • Rivière / Je voudrais voir la mer
  • Un trou dans les nuages
  • Merci pour tout
  • C’est un mur
  • Montréal

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