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20/06/2015 03:24 EDT | Actualisé 20/06/2016 01:12 EDT

Un chef de l'opposition libéré à Bahreïn

Le chef d'un groupe de l'opposition bahreïnie, Ibrahim Charif, a été libéré samedi à l'aube après avoir passé plus de quatre ans en prison pour implication dans les violences ayant accompagné les protestations de 2011, a annoncé son parti.

La Société de l'action démocratique nationale s'est félicitée, sur son compte Twitter, de la libération de M. Charif qui était le chef de ce groupe lors de son arrestation en mars 2011.

M. Charif faisait partie d'un groupe de 20 militants condamnés à des peines de prison par un tribunal militaire pour leur implication dans le mouvement de protestation des chiites, qui demandent des réformes politiques dans ce petit royaume du Golfe dirigé par une dynastie sunnite. Il avait écopé d'une peine de cinq ans.

Sa libération intervient quatre jours après la condamnation du chef de l'opposition chiite, cheikh Ali Salmane, à quatre ans de prison pour incitation à la désobéissance.

L'arrestation du leader chiite, âgé de 49 ans, et qui dirige le mouvement Al-Wefaq, avait provoqué fin décembre des protestations, et a été condamnée par des organisations de défense des droits de l'Homme.

Al-Wefaq est le principal animateur du mouvement de protestation des chiites, majoritaires dans le pays, qui réclament depuis février 2011 à la dynastie sunnite des Al-Khalifa une vraie monarchie constitutionnelle.

Au moins 89 personnes ont été tuées dans les violences depuis et des centaines arrêtées et jugées, selon des ONG des droits de l'Homme.

Siège de la Ve flotte américaine, Bahreïn, un petit royaume de 1,3 million d'habitants, a organisé en novembre 2014 des élections, boycottées par l'opposition.

bur/mh/cco