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20/06/2015 18:51 EDT | Actualisé 20/06/2016 01:12 EDT

Les Français désormais opposés à l'exclusion de la Grèce de la zone euro (sondage Ifop-JDD)

Les Français sont majoritairement (53%) opposés à l'exclusion de la Grèce de la zone euro, alors qu'ils y étaient très favorables il y a quelques années, selon un sondage de l'institut Ifop pour l'hebdomadaire français Le Journal du Dimanche.

Dans un entretien au JDD, le ministre français des Finances Michel Sapin insiste sur les risques "d'une ampleur inconnue" que feraient courir un défaut de la Grèce et sa sortie de la zone euro.

A la question: "Vous personnellement, dans le cas où la Grèce ne parviendrait pas à réduire sa dette et son déficit, seriez-vous favorable ou opposé à l'exclusion de la Grèce de la zone euro ?", 46% des personnes interrogées se déclarent favorables, tandis que 53% y sont opposées.

Il s'agit d'un inversement de tendance par rapport à des sondages Ifop comparables réalisés en novembre 2011 et juin 2012. En 2011, 73% des sondés étaient favorables à l'exclusion de la Grèce de la zone euro, 27% y étaient opposés. En 2012, ils étaient encore à 65% favorables à cette mesure, alors que 35% y étaient opposés.

Les sympathisants du Parti socialiste au pouvoir sont très majoritairement opposés à l'exclusion de la Grèce (à 68%, contre 31% qui y sont favorables), tandis que les sympathisants des Républicains, principal parti de l'opposition, sont à une petite majorité favorables à l'exclusion (51%, contre 47% d'avis opposés). Les sympathisants du Front national (extrême droite) souhaitent à 73% qu'Athènes soit sanctionné, seuls 27% y sont opposés.

Dans un entretien au JDD, Michel Sapin juge les Français "pleins de bon sens". "Ils veulent de la stabilité et de la croissance. Ils sont aussi conscients que les Grecs ont énormément souffert et ont fait les trois quarts du chemin, que ce serait un drame de ne pas faire le dernier quart".

Un défaut de la Grèce et sa sortie de la zone euro sont qualifiés de "zone inconnue" par M. Sapin. "Les risques sont d'une ampleur inconnue. Donc il faut éviter ce scénario", insiste le ministre français des Finances.

Sondage réalisé par téléphone le 19 et 20 juin auprès d'un échantillon de 958 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

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