NOUVELLES
20/06/2015 14:47 EDT | Actualisé 20/06/2016 01:12 EDT

Le HCR célèbre la journée des réfugiés à Damas

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) a célébré samedi la journée mondiale des réfugiés à Damas, alors que près de 60 millions de personnes à travers le monde sont déplacées par la guerre et la persécution selon l'ONU.

"L'objectif (...) est de faire connaître les réfugiés et rapprocher le public d'eux. Nous voulons montrer que les réfugiés sont des gens normaux qui vivent dans des circonstances exceptionnelles", a expliqué l'adjoint du président de la mission du HCR à Damas, Ajmal Khaibari devant des journalistes et quelques réfugiés irakiens et soudanais.

La manifestation a été organisée dans l'hôtel le plus luxueux de la capitale, le Four seasons, pour des "raisons de sécurité", selon un responsable du HCR à Damas. Un lieu très loin du quotidien des réfugiés présents.

"Nous ne sommes pas habitués au luxe, ma situation ne me le permet pas", explique Bachar Nazir Abdallah un professeur de physique de 29 ans, réfugié irakien depuis six ans à Damas qui a éprouvé "un sentiment un peu étrange" en entrant.

Intiha al-Ani, une Irakienne de 53 ans, salue elle une "initiative louable". "J'étais stressée, mais en entrant dans cet endroit je me suis sentie plus calme, et ravie".

De même pour Hassan al-Sadeq Ahmad, un étudiant soudanais de 35 ans, arrivé en Syrie il y a huit ans.

"Je n'avais imaginé entrer un jour au Four Seasons. J'ai toujours regardé cet hôtel de loin. C'est très bien de consacrer une journée aux réfugiés. Il faut leur accorder de l'importance. L'endroit est luxueux et c'est très bien", dit-il.

La chambre simple au Four Seasons est à 250 euros, sans les taxes ni le service.

La Syrie figure parmi les trois pays dont la population est la plus affectée par un conflit, avec 7,6 millions de déplacés internes et 3,88 millions de réfugiés fin 2014, avec l'Afghanistan et la Somalie, selon le HCR.

Fin mars, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait affirmé que "quatre Syriens sur cinq vivaient dans la pauvreté, la misère et les privations".

rm/sk/cbo/vl