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20/06/2015 10:34 EDT | Actualisé 20/06/2016 01:12 EDT

Le groupe armé État islamique revendique un nouvel attentat au Yémen

SANAA, Yémen - Un véhicule piégé a explosé samedi à l'extérieur d'une mosquée de la capitale du Yémen, faisant au moins deux morts et six blessés alors que la guerre fait rage à travers le pays, ont annoncé les autorités. L'attaque a été revendiquée par le groupe armé État islamique.L'explosion visait la mosquée Qabat al-Mahdi dans la vieille ville de Sanaa, où vont prier les rebelles chiites, selon des responsables de la sécurité. Le groupe État islamique a revendiqué l'attentat sur un compte Twitter associé aux djihadistes, affirmant avoir visé les rebelles chiites houthis, considérés comme des hérétiques par les extrémistes sunnites.Les responsables de la sécurité ont fourni le bilan des victimes sous le couvert de l'anonymat parce qu'ils n'étaient pas autorisés à s'adresser aux médias.C'est la deuxième attaque à Sanaa revendiquée par l'État islamique cette semaine. Mercredi, une série d'attentats à la bombe dans la capitale revendiqués par le groupe ont fait au moins quatre morts et une soixantaine de blessés.En mars, tout juste avant le début des frappes aériennes de la coalition internationale menée par l'Arabie saoudite contre les rebelles houthis, la branche yéménite du groupe État islamique avait revendiqué une série d'attentats-suicides visant les chiites à Sanaa, qui ont fait au moins 137 morts et 345 blessés. Les autorités américaines avaient d'abord exprimé leur scepticisme face à l'existence d'une filiale yéménite du groupe djihadiste, puisque le Yémen abrite déjà la branche la plus menaçante d'Al-Qaïda.Les Houthis ont pris le contrôle de Sanaa en septembre et poursuivent leur avancée à travers le pays malgré les frappes de la coalition, qui ont commencé le 26 mars. Le conflit au Yémen oppose les rebelles houthis et leurs alliés à un regroupement de forces comprenant des séparatistes du sud, des milices locales et tribales, des extrémistes sunnites et des fidèles du président en exil Abed Rabbo Mansour Hadi.Le gouvernement en exil de M. Hadi et les rebelles houthis ont été incapables de s'entendre sur un cessez-le-feu vendredi, tandis que les pourparlers de paix supervisés par l'ONU à Genève ont pris fin sans qu'un accord soit conclu.Les frappes aériennes se sont poursuivies samedi, visant l'aéroport international de Sanaa et une base aérienne des environs. Les avions de guerre ont également visé des cibles à Aden, Lahij, Jawf et Saada, d'après des responsables de la sécurité.