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20/06/2015 09:24 EDT | Actualisé 20/06/2016 01:12 EDT

Crise forestière : craintes dans les scieries et papetières

Les 130 employés de la Scierie des Outardes, sur la Côte-Nord, pourraient être mis à pied eux aussi si Résolu et le gouvernement ne parviennent pas à une entente.

En appui au Comité régional de la crise forestière, les camionneurs menacent de ne pas transporter le bois déjà abattu vers la scierie, ce qui entraînerait une rupture de ses approvisionnements dans deux semaines.

Si la Scierie des Outardes devait cesser de tourner en raison de la décision de Résolu de ne plus couper de bois, elle ne fournira plus les copeaux nécessaires à la papetière de Baie-Comeau.

Cela pousserait les 130 employés de la scierie au chômage dans deux semaines et les 250 de la papetière quelques semaines plus tard. Ils s'ajouteraient aux 240 travailleurs qui sont déjà touchés par cette crise régionale.

Le directeur des affaires publiques chez Résolu, Karl Blackburn, affirme que l'inventaire au sol est de 140 000 mètres cubes de bois, dont plus de la moitié se trouve encore sur les parterres de coupe.

La balle est dans le camp du gouvernement, selon les industriels

L'industrie forestière de la Côte-Nord attend la réponse gouvernementale à ses demandes de rabais tarifaires pour le bois qu'elle récolte dans la forêt publique de la région. Selon les industriels, tous les canaux de communication sont ouverts en permanence.

Comme elle l'avait annoncé, Produits Forestiers Résolu a mis un terme à ses opérations forestières hier, au nord de Baie-Comeau, occasionnant la mise à pied de 240 travailleurs.

Comme le demandaient le premier-ministre, Phillipe Couillard, et son ministre des forêts, Laurent Lessard, Produits forestiers Résolu, Rémabec et Boisaco ont déposé leurs demandes détaillées vendredi en fin de journée.

Depuis l'automne dernier, le gouvernement maintient que, même s'il y a une grave infestation de tordeuse des bourgeons de l'épinette, il ne peut pas consentir aux forestières de la Côte-Nord une baisse des redevances, qui serait considérée comme un avantage déloyal au sens de l'accord canado-américain sur le bois d'œuvre.

Cependant, selon l'industrie, les demandes déposées hier ne présentent aucun risque du genre.

D'après des informations d'Hervé Gaudreault