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19/06/2015 10:51 EDT | Actualisé 19/06/2016 01:12 EDT

Yémen : fin des consultations de Genève sans accord (ministre gouvernement en exil)

Les négociations de paix pour le Yémen se sont achevées vendredi sans accord et aucune date n'a été fixée pour de nouvelles discussions, a annoncé aux journalistes à Genève le ministre des Affaires étrangères du gouvernement en exil.

"Malheureusement, la délégation houthie ne nous a pas permis de parvenir à un réel progrès tel que nous l'attendions", a affirmé M. Ryad Yassine. Il s'est toutefois refusé de parler d'"échec" et a indiqué que les efforts avec l'ONU allaient continuer.

"Ne pas obtenir un succès tel que nous l'espérions ne signifie pas que nous avons échoué", a poursuivi M. Yassine. "Nous allons poursuivre nos efforts en coordination avec les Nations unies et la communauté internationale", a-t-il ajouté.

"Il n'y a pas de date" pour de nouvelles consultations, a-t-il précisé. Il a également dit que la délégation du gouvernement, reconnu par la communauté internationale, était "toujours optimiste pour parvenir à une solution pacifique sous le couvert de l'ONU".

Depuis dimanche à Genève, l'émissaire spécial de l'ONU sur le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, a cherché à convaincre les rebelles et le gouvernement en exil de proclamer une trêve humanitaire pendant le Ramadan, premier pas vers des discussions de paix. Il a fait la navette entre les deux délégations faute de pouvoir les réunir dans une même salle, tant leurs divergences sont profondes.

Cheikh Ahmed a convoqué une conférence de presse pour 15H00 GMT.

Le Yémen est en proie à d'intenses combats depuis l'avancée de rebelles chiites Houthis, soutenus par l'Iran, qui ont conquis la capitale Sanaa et d'autres régions, poussant à l'exil le président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Le Yémen fait face à une catastrophe humanitaire imminente, a déclaré vendredi à Genève le Britannique Stephen O'Brien, coordonnateur des opérations humanitaires des Nations unies.

Il a dénoncé "le mépris du droit international humanitaire par les parties au conflit" et le bilan humain élevé, les combats ayant fait plus de 2.600 morts, pour moitié des civils, depuis la mi-mars, selon l'ONU.

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