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19/06/2015 16:30 EDT | Actualisé 19/06/2016 01:12 EDT

Wall Street finit la semaine sur un recul, rattrapée par la Grèce

Wall Street a terminé la séance de vendredi sur un petit recul, se laissant visiblement gagner par les inquiétudes entourant le dossier de la dette grecque: le Dow Jones a cédé 0,56% et le Nasdaq 0,31%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a perdu 101,56 points à 18.014,28 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 15,95 points à 5.117,00 points.

L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, a reculé de 0,54%, soit 11,48 points à 2.109,76 points.

"Il y a un petit recul" après le nouveau record atteint jeudi sur le Nasdaq, a commenté Charlie Bilello, chez Pension Partners.

"De toute évidence tout le monde pense à la Grèce, il se pourrait qu'on se positionne avant la volatilité potentielle qu'il pourrait y avoir lundi, pourquoi prendre des risques avant le week-end?", notait-il.

Pour Dan Greenhaus, chez BTIG, "les investisseurs sont conditionnés pour ignorer les détails et se concentrer sur l'issue" des discussions entre la Grèce et ses créanciers, et ne peuvent qu'imaginer qu'une solution sera trouvée.

D'ailleurs, les grandes Bourses européennes, qui ont fini la semaine dans le vert, semblaient partager cet optimisme.

Mais M. Bilello était plus prudent: "le marché a été très complaisant avec ce qui se passe en Grèce, disant qu'il s'agit d'un non événement, mais (...) je ne crois pas qu'il soit préparé" à un échec des discussions, ou du moins à "la volatilité s'il se passe quelque chose de négatif, pas tant avec la Grèce qu'avec une peur de contagion si la Grèce est en défaut de paiement ou quitte l'euro".

"C'est comme le garçon qui a crié au loup, les investisseurs n'y croient plus", s'est-il inquiété.

Hormis la Grèce, ce vendredi quasi-estival avait pour seule autre actualité économique à digérer un discours du président de la Réserve fédérale de San Francisco, John Williams, qui a assuré qu'il comptait toujours sur une première hausse des taux d'intérêt, au plus bas depuis la fin 2008, dès cette année.

Mercredi, et plus encore jeudi, les marchés des actions américains avaient monté à la suite de la prudence exprimée par la Fed à la suite de la réunion de son Comité de politique monétaire, puis après un indice des prix à la consommation montrant une inflation à peu près nulle.

Sur ce front, M. Williams prévoit que l'inflation atteindra le niveau de 2% espéré par la Fed à la fin de l'année prochaine.

Depuis plusieurs mois, les investisseurs ont salué toute indication montrant que la hausse des taux que souhaite réaliser la Fed sera soit modérée soit retardée, craignant que l'argent plus cher pénalise les investissements et les exportations.

Le marché obligataire était en hausse. Le rendement des bons à dix ans reculait à 2,263% contre 2,337% jeudi soir et celui des bons à 30 ans à 3,052 contre 3,126% la veille.

chr/jld/are