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19/06/2015 18:36 EDT | Actualisé 19/06/2016 01:12 EDT

Tuerie à Charleston: un membre de la NRA jette le blâme sur l'une des victimes

HOUSTON - Un membre d'une organisation en faveur du port d'armes à feu aux États-Unis estime que l'une des victimes de la tuerie dans une église de Charleston, en Caroline du Sud, est responsable du drame qui a fait neuf morts, mercredi.Charles Cotton, de la National Rifle Association (NRA), a rappelé que le défunt révérend Clementa Pinckney s'était opposé à une loi autorisant le port d'armes dissimulées lorsqu'il était sénateur de l'État. Selon M. Cotton, ce règlement aurait pu sauver la vie des victimes.En entrevue avec l'Associated Press, vendredi, il a répété les propos qu'il avait publiés sur un site Internet, jeudi, où il avait écrit que les «positions politiques» du révérend Pinckney avaient entraîné la mort «d'innocents».Après avoir parcouru les archives, l'AP n'a pas pu confirmer les allégations de M. Cotton sur la position du révérend Pinckney concernant le port d'armes.Un jeune homme de 21 ans a ouvert le feu dans l'église épiscopale méthodiste africaine Emanuel, faisant neuf morts, dont le révérend Clementa Pinckney.M. Cotton a toutefois précisé qu'il exprimait son opinion personnelle et non celle de la NRA. Il dit avoir supprimé ses commentaires du site Internet quelques heures après puisqu'il les a finalement jugés «inappropriés».L'avocat a rappelé que la Caroline du Sud interdisait les armes dans les lieux de culte — sauf dans des situations exceptionnelles. C'est le contraire du Texas, où les armes sont autorisées dans ces endroits — sauf exceptions.M. Cotton, un ancien policier à Friendswood, au sud de Houston, a indiqué qu'il transportait son arme avec lui à l'église.«C'est ce que je trouve frustrant: les lois désarment les victimes potentielles. Combien d'autres morts seront nécessaires pour qu'on comprenne qu'il n'existe pas de lieu exempt d'armes?», a-t-il pesté.Les tueries comme celles de Charleston sont rares en soi, a reconnu M. Cotton. Or, a-t-il souligné, elles surviennent souvent dans des endroits où il n'y a pas d'armes — comme des écoles ou des églises.