NOUVELLES
19/06/2015 11:51 EDT | Actualisé 19/06/2016 01:12 EDT

Rien n'est joué d'avance pour les Françaises

L'équipe française ne tient rien pour acquis en vue de son match huitième de finale contre la Corée du Sud, dimanche, au Stade olympique de Montréal.

Un texte de Diane Sauvé

Celles qui ont terminé au premier rang du groupe F se méfient des surprenantes Sud-Coréennes. Celles-là mêmes qui ont comblé un retard d'un but pour battre l'Espagne (2-1) et se qualifier pour le tour éliminatoire pour la toute première fois de leur histoire.

Oui, la France est la 3e nation mondiale et la Corée du Sud est 18e au classement FIFA. Mais ce ne sont que des chiffres, nous disent les Françaises.

« Sous-estimer? Non, lance Kenza Dali, de l'équipe de France. On a perdu contre la Colombie. Tout le monde disait que sur papier, on était meilleures. »

L'entraîneur adjoint des Bleues, Thierry Asseloos, va même plus loin.

« Je ne pense pas que sur papier elles sont inférieures. Très sincèrement, regardez les statistiques. »

Asseloos rappelle que les Sud-Coréennes ont fait match nul 0-0 contre les États-Unis à la fin-mai et qu'elles ont connu une bonne fin de match contre le Brésil pendant la première phase de Coupe du monde.

« Le message qu'on fera passer, c'est que la Corée, c'est un adversaire de qualité. »

La France, qui a connu une petite victoire contre l'Angleterre (1-0) et un revers-surprise contre la Colombie (2-0), s'est joyeusement ressaisie contre le Mexique (5-0). Une performance qui a soulagé l'équipe.

« C'est surtout se battre contre nous-mêmes, explique Gaetane Thiney. Si on est capables d'être sérieuses et de mettre de l'engagement, on va être capables d'être très performantes contre la Corée. Si on prend le match à la légère et qu'on se voit déjà en quarts de finale, ce sera compliqué. »

Les Françaises qui ont disputé leurs trois premiers matchs à Moncton et à Edmonton semblent ravies de s'amener à Montréal où elles espèrent avoir la faveur du public.

« Il y a beaucoup de Français ici. On le sent, raconte Méline Gérard. Nous sommes pas mal abordées dans la rue. »

« C'est vrai qu'on se sent vraiment accueillies comme si on était un petit peu chez nous, lance Thiney. On sent qu'il y a une vraie ferveur autour de l'équipe de France. Et on espère que le public nous soutiendra jusqu'au bout. »

On espère pour elles. Car si elles l'emportent dimanche, les Françaises joueront aussi à Montréal pour les matchs quarts de finale et demi-finales.