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19/06/2015 17:33 EDT | Actualisé 19/06/2016 01:12 EDT

Québec s'entend avec les pharmaciens propriétaires

QUÉBEC - Le regroupement des pharmaciens propriétaires s'est entendu vendredi avec le gouvernement concernant la rémunération de nouveaux actes pour les patients qui les consultent en officine, a annoncé le cabinet du ministre de la Santé Gaétan Barrette.Dès samedi, les patients pourront ainsi éviter de consulter un médecin dans sept cas prévus par l'entente où les pharmaciens auront désormais l'autorisation d'agir, a expliqué la porte-parole Joanne Beauvais.L'entente intervenue avec l'Association des pharmaciens propriétaires du Québec (AQPP) prévoit que la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) ou les assureurs privés paieront quatre actes aux pharmaciens.Le gouvernement proposait d'assumer les coûts de trois actes, mais les négociations conclues vendredi en ont ajouté un quatrième, a indiqué Mme Beauvais.Dans le cas des sept nouveaux actes, les patients auront accès aux soins du pharmacien sans autre contribution qu'une franchise, lorsqu'elle est exigible par le régime public ou les assureurs privés.Dorénavant, les pharmaciens pourront prolonger une ordonnance d'un médecin afin d'éviter l'interruption d'un traitement. Il leur sera possible de prescrire des médicaments pour des conditions dont le diagnostic et le traitement sont connus, comme dans les cas d'infections urinaires, ce qui nécessitait auparavant une visite médicale.Les patients auront la possibilité de recevoir une ordonnance d'un médicament lorsqu'aucun diagnostic n'est requis, par exemple un antinauséeux pour une femme enceinte.Trois autres actes ne seront toutefois pas payés par la RAMQ ou les assureurs privés, a indiqué Mme Beauvais, soit lorsque pour raisons thérapeutiques ou d'allergies, les pharmaciens seront autorisés à ajuster des ordonnances concernant la forme, la dose, la quantité ou la posologie.En cas de rupture de stock, les pharmaciens pourront substituer un médicament par un autre. Ils auront aussi la possibilité d'administrer des médicaments par voie orale, topique, sous-cutanée, intradermique ou intramusculaire.L'entente, qui a fait l'objet de négociations au cours des derniers mois, prévoit aussi que les pharmaciens pourront prescrire ou interpréter des analyses de laboratoire.