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19/06/2015 16:31 EDT | Actualisé 19/06/2016 01:12 EDT

Projet d'attentat contre une église en France: le suspect affirme avoir empêché l'attaque

L'Algérien Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'avoir tué une femme et projeté un attentat contre une église en banlieue de Paris en avril, a affirmé vendredi au juge d'instruction qu'il avait au contraire empêché la commission de l'attaque, ont affirmé ses avocats dans une déclaration à l'AFP.

"Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d'un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d'Aurélie Chatelain et a également affirmé avoir fait ce qu'il fallait pour empêcher la commission d'un attentat ce jour-là", déclarent ses trois avocats, Mathieu de Vallois, Gilles-Jean Portejoie et Christian Benoît.

Cet Algérien de 24 ans, inculpé d'assassinat et de projet d'attentat contre au moins une église de Villejuif, une banlieue proche de Paris, et écroué depuis le 24 avril, s'est expliqué pour la première fois vendredi devant le magistrat instructeur, ont précisé les avocats, qui n'ont fait aucun autre commentaire, notamment sur l'"autre individu" évoqué par leur client.

Sid Ahmed Ghlam avait été arrêté fortuitement le 19 avril, après avoir été blessé dans des circonstances inexpliquées et avoir lui-même alerté les urgences.

Selon les enquêteurs, le suspect avait fait des recherches sur les églises de Villejuif. L'exploitation de son GPS atteste de sa présence dans cette ville, à l'heure où Aurélie Chatelain a été tuée, également le 19 avril, par un coup de feu alors qu'elle se trouvait dans son véhicule. La balle a été tirée avec un revolver du suspect, dont l'ADN a aussi été trouvé dans le véhicule de la jeune femme.

Le procureur de Paris, François Molins, avait affirmé que Ghlam, qui avait chez lui des documents sur les "organisations terroristes Al-Qaïda et Etat islamique", avait évoqué les "modalités de commission d'un attentat" avec une personne "pouvant se trouver en Syrie". Cette dernière lui a demandé "explicitement de cibler particulièrement une église".

L'enquête se concentre depuis sur de possibles complicités. Trois hommes ont ainsi été inculpés et écroués, soupçonnés de lui avoir apporté une aide logistique. Tous nient avoir été au courant d'un projet d'attaque.

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