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19/06/2015 10:34 EDT | Actualisé 19/06/2016 01:12 EDT

Londres allège ses restrictions de voyage sur la côte kényane

Le Royaume-Uni a allégé les restrictions de voyage sur la côte kényane mises en place en raison d'attaques des islamistes somaliens shebab, levant notamment celles sur le très touristique port de Mombasa.

Londres déconseille toujours l'archipel de Lamu, près de la frontière somalienne, et plus globalement "tout voyage non essentiel" à moins de 60 km de la frontière, en raison d'un "risque élevé de terrorisme et de kidnapping".

Mais les stations balnéaires plus au sud, dont celles qui jouxtent Mombasa, premier port d'Afrique de l'Est, sont désormais autorisées, indique le Foreign Office sur son site web.

Les chancelleries occidentales, britannique en tête, ont multiplié les avertissements contre les zones côtières kényanes ces dernières années, alors que s'y multipliaient les attentats et raids meurtriers.

Le Kenya dénonce systématiquement ces alertes, et l'effet désastreux qu'elles ont sur le secteur touristique.

Le tourisme représente 11% du PIB de la première économique d'Afrique de l'Est et assure 9 à 10% de l'emploi national, selon l'Office du tourisme kényan. La côte kényane et ses plages de sable fin assurent, avec les parc animaliers de l'intérieur du pays, l'essentiel de ces ressources.

Les voyageurs britanniques, qui étaient 117,000 en 2014, sont parmi les touristes les plus nombreux à visiter le pays chaque année.

Les shebab, affiliés à al-Qaïda, ont multiplié les attaques de représailles au Kenya depuis que le pays a envoyé un contingent militaire les combattre dans le sud somalien fin 2011.

En septembre 2013, ils ont lancé une spectaculaire attaque contre le centre commercial Westgate de Nairobi, faisant 67 morts au cours d'un siège de quatre jours.

Depuis un an, ils ont aussi mené une série de raids dans la région côtière et musulmane de Lamu, et multiplié ces derniers temps les incursions de plus en plus profondes dans le Nord-Est kényan, majoritairement habité par des population musulmanes d'ethnie somali.

Début avril, ils ont aussi revendiqué un sanglant attentat contre l'université kényane de Garissa (nord-est) qui a fait 148 morts, dont 142 étudiants. Cette région est aussi déconseillée par le Foreign Office.

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