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19/06/2015 09:19 EDT | Actualisé 19/06/2016 01:12 EDT

Le pétrole ouvre en repli à New York après des propos de Ryad

Les cours du pétrole se repliaient vendredi à l'ouverture à New York, après des propos jugés peu engageants de l'Arabie saoudite sur une éventuelle hausse de sa production, dans un marché toujours incertain face au niveau élevé de l'offre.

Vers 13H10 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juillet perdait 1,14 dollar à 59,31 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), repassant sous les 60 dollars au lendemain d'une petite hausse.

Parmi les facteurs de baisse de la fin de semaine, "on commence à évoquer une réouverture de certains gisements pétroliers en Libye", frappée par une guerre civile, "et l'Arabie saoudite continue à faire savoir qu'elle approvisionnera le marché avec la quantité de pétrole idoine en cas de hausse de la demande", c'est-à-dire en relevant sa production, a résumé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Lors d'une visite à Saint-Pétersbourg jeudi, le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi, a tenu ces propos, qui vont dans le sens d'autres récentes déclarations de Ryad, les assortissant de considérations optimistes sur la demande.

L'Arabie saoudite est le chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui a maintenu au début du mois son plafond de production à 30 millions de barils par jours. La Libye fait aussi partie du cartel.

Dans les faits, "selon les chiffres de la Joint Organization Data Initiative (Jodi)", une base de données lancée dans les années 1990 par plusieurs organismes, dont l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et l'Opep, "l'Arabie saoudite a réduit ses exportations de brut en avril en raison d'une hausse de sa demande intérieure", ont tempéré les experts de Commerzbank.

A l'échelle de la semaine, les cours, qui se sont stabilisés autour de 60 dollars le baril à New York au début du printemps, semblent destinés à terminer environ au même niveau qu'à la clôture de vendredi dernier.

"Le marché reste tiraillé entre les optimistes et les pessimistes, qui attendent tous de voir quelle direction va prendre la production américaine", a conclu M. Lipow.

A ce titre, les investisseurs vont surveiller comme tous les vendredis le décompte hebdomadaire des puits de pétrole en activité aux Etats-Unis, établi par le groupe Baker Hughes.

Depuis plusieurs mois, leur nombre décline systématiquement, ce qui pousse certains investisseurs à l'optimisme, mais d'autres soulignent que cette évolution ne s'est toujours pas traduite par un déclin notable de la production américaine, qui, selon les derniers chiffres du gouvernement, reste au-dessus de 9,5 millions de barils par jour.

jdy/jld