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19/06/2015 00:02 EDT | Actualisé 18/06/2016 01:12 EDT

Japon/importation de médicament interdit: une directrice américaine de Toyota interrogée par les enquêteurs

Une directrice américaine de Toyota basée au Japon était interrogée vendredi par les enquêteurs japonais après avoir été arrêtée pour avoir importé un analgésique considéré comme une drogue et interdit dans ce pays, a indiqué la police.

Julie Hamp, 55 ans, de nationalité américaine, est soupçonnée d'avoir violé la législation locale sur les stupéfiants en faisant venir la semaine dernière au Japon, sans autorisation, des comprimés d'un antidouleur contenant de l'oxycodone, un puissant analgésique.

Une telle infraction est passible d'une peine d'un à dix ans d'emprisonnement au Japon.

Mme Hamp - la femme la plus élevée dans la hiérarchie du géant de l'automobile japonais - "a affirmé qu'elle ne croyait pas avoir importé des stupéfiants quand elle a été arrêtée", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police.

Elle a été interpellée jeudi dans un hôtel de Tokyo où elle séjournait.

Le paquet de comprimés incriminé, saisi par les douaniers le 11 juin à l'aéroport de Tokyo-Narita, avait été expédié le 8 juin des Etats-Unis, a précisé le porte-parole.

Dans un bref communiqué en japonais, Toyota a présenté ses excuses pour avoir "causé cet incident" et a promis de "coopérer pleinement avec l'enquête".

"Nous sommes néanmoins persuadés qu'une fois l'enquête terminée, il apparaîtra que Mme Hamp n'avait aucune intention de violer la loi (japonaise)", assure le communiqué.

Ex-cadre de General Motors (GM), Julie Hamp avait été promue au rang de directrice de la communication du constructeur nippon à Toyota City (centre au Japon) en avril dernier. Elle était auparavant membre de la direction de la division nord-américaine de Toyota.

Dans le cadre de sa très stricte législation antidrogue, le Japon bannit certains médicaments qui sont couramment disponibles dans d'autres pays.

Une jeune enseignante américaine de 26 ans avait été arrêtée au début de l'année après avoir reçu par courrier de sa mère un médicament psychostimulant prohibé au Japon.

Elle avait été libérée trois semaines plus tard à la suite de l'intervention de membres du Congrès et de diplomates américains à Tokyo.

kh-agr/tll

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