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19/06/2015 07:45 EDT | Actualisé 19/06/2016 01:12 EDT

GP d'Autriche - Hülkenberg: de la F1 au Mans, et retour...

La victoire de Nico Hülkenberg aux 24 Heures du Mans dimanche a valu au pilote allemand de faire un retour remarqué en Formule 1, au GP d'Autriche, avec en prime les éloges de la plupart de ses collègues de travail.

Jeudi, dès son arrivée dans le paddock du Red Bull Ring, le pilote Force India, 12e au championnat du monde de F1 avec deux courses dans les points (Australie et Canada), était la vedette du jour. Au point de devoir passer une bonne partie de l'après-midi à répondre aux questions des journalistes.

"C'était incroyable. J'ai vécu une semaine longue et intense, c'était une super expérience. Ce sont des moments remplis d'émotion, je ne suis pas prêt d'oublier. Je suis vraiment fier de ce que nous avons accompli", a dit "Hulk", avant d'ajouter, lui habituellement si discret: "Je suis heureux d'avoir écrit une page d'histoire".

Dans les stands, la victoire du pilote allemand a marqué les esprits, surtout pour sa première participation à la grande classique de l'endurance automobile, au sein d'un équipage inexpérimenté: Earl Bamber n'avait jamais participé aux 24 Heures, et Nick Tandy avait couru deux fois dans la Sarthe, certes, mais en GT, pas dans un gros prototype hybride.

Confiné au rôle d'éternel espoir de la F1, depuis ses débuts en 2010 chez Williams, Hülkenberg avait été en contact avec la Scuderia Ferrari lors de l'été 2013, tout comme Mark Webber. Depuis, l'Australien a quitté la F1, pour se reconvertir en endurance, chez Porsche. Il était sur la 2e marche du podium, dimanche au Mans, pour le doublé de la marque allemande.

- Alonso: 'Le Mans ? Peut-être...' -

Fernando Alonso, autre célèbre pilote de F1, avait donné le départ des 24 Heures l'an dernier, alors qu'il pilotait encore chez Ferrari. Il en avait alors profité pour dire tout le bien qu'il pensait de la grande course d'endurance: "L'ambiance paraît plus +relax+ et plus ouverte, avec le public. C'est un grand événement, même s'il n'a pas forcément le même impact qu'un GP de Formule 1".

Cette année, l'Espagnol est revenu chez McLaren pour poursuivre sa quête d'une troisième couronne mondiale, mais il reste sur une série de trois abandons consécutifs au volant de sa MP4-30 à moteur Honda. Jeudi, il a été interrogé sur Le Mans, car il avait été en contact avec Porsche, à l'automne, pour faire une pige le week-dernier au Mans. Mais Ron Dennis le lui avait interdit.

"Peut-être l'an prochain", a dit Alonso jeudi en conférence de presse, le regard noir, relégué au deuxième rang. Devant, au premier rang, Hülkenberg était la vedette du jour et discutait avec son compatriote Sebastian Vettel qui, lui non plus, n'a pas exclu de participer un jour aux 24 Heures.

Encore plus enthousiaste, Daniel Ricciardo, le pilote Red Bull, a suivi la course avec attention: "J'en ai regardé une bonne partie, presque 18 heures sur 24. C'était vraiment +cool+. Si nous pouvions faire comme à l'époque où les pilotes de F1 passaient d'une discipline à une autre, ce serait bien. Nico nous a fait une bonne publicité et a montré que c'était faisable".

Au premier rang, "Hulk" a apprécié le compliment.

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