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19/06/2015 17:08 EDT | Actualisé 19/06/2016 01:12 EDT

Cuba: un groupe dissident dénombre 60 "prisonniers politiques"

Les autorités cubaines détiennent actuellement 60 "prisonniers politiques", un chiffre qui a baissé de moitié depuis l'an dernier, a annoncé vendredi la Commission cubaine des droits de l'Homme (CCDH).

Organisation interdite mais tolérée par les autorités, la CCDH dénombre un total de 71 personnes condamnées ou inculpées "pour motifs ou motivations politiques", dont onze se trouvent en liberté conditionnelle.

Ce "chiffre correspond à la moitié des cas recensés il y a un an (114, ndlr), mais le risque d'augmentation demeure latent car le régime continue de criminaliser l'exercice de tous les droits civils et politiques", a dénoncé la CCDH.

En décembre et janvier derniers, dans la foulée de l'annonce du rapprochement avec les Etats-Unis, Cuba a procédé à la libération "humanitaire" de 53 détenus figurant sur une liste remise par Washington, qui les considérait comme des prisonniers politiques.

Dans la liste publiée vendredi par l'organisation du dissident Elizardo Sanchez, figure une dizaine de membres de l'Union patriotique de Cuba (Unpacu, organisation illégale basée dans l'est du pays).

Elle inclut également une vingtaine de condamnés pour "crimes contre l'Etat", parmi lesquels l'ancien diplomate Miguel Alvarez, qui purge 25 ans de prison depuis 2012 dans une affaire présumée d'espionnage.

La liste comprend aussi l'artiste "graffeur" Danilo Maldonado, plus connu sous le surnonm d'"El Sexto", qui selon la CCDH a été "écroué sans inculpation dans une prison de haute sécurité pour avoir projeté de réaliser une performance considérée comme +irrespectueuse+ à l'endroit" de l'ex-président Fidel Castro et de son frère et successeur Raul.

Aucun de ces détenus n'a toutefois été classé pour l'heure comme prisonnier politique par l'organisation non gouvernementale Amnesty International, qui ne recense actuellement aucun détenu de cette catégorie à Cuba.

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