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17/06/2015 06:03 EDT | Actualisé 17/06/2016 05:12 EDT

Thaïlande: un homme tué par un éléphant sur une plage

Buena Vista Images via Getty Images
Four people Sitting on an Elephant, Chiang mai, Thailand

Un homme a été tué par un éléphant alors qu'il dînait sur une plage de Thaïlande, selon la police mercredi, relançant le débat sur l'utilisation à des fins commerciales des pachydermes dans ce pays, où ils sont souvent utilisés comme attractions touristiques.

La victime, un Thaïlandais de 28 ans travaillant pour une compagnie de télécommunications locale, dînait lundi soir avec un collègue dans un des multiples restaurants de plage de Rayong, sur la côte est de la Thaïlande, a expliqué à l'AFP le lieutenant de police Thawat Nongsingha.

"Ils étaient en train de discuter avec le propriétaire de l'éléphant de la possibilité d'offrir de la nourriture à l'animal, quand ce dernier a soudain transpercé la poitrine de l'un des hommes d'un coup de défense", blessant également son collègue, a précisé ce responsable de la police. L'homme est mort mardi à l'hôpital.

La Thaïlande compte environ 4000 éléphants domestiques, contre 2500 dans la nature, selon l'ONG de défense des animaux Traffick. Ils sont le plus souvent utilisés pour des balades à dos de pachydermes, proposés aux touristes dans des lieux touristiques comme les ruines d'Ayutthaya, au nord de Bangkok.

De nombreux centres d'éléphants à travers le pays proposent également cette attraction, critiquée par les défenseurs des animaux.

Traditionnellement exploités par l'homme pour transporter les troncs d'arbres, les éléphants du royaume se sont retrouvés en masse dans l'industrie touristique, après l'interdiction de leur utilisation dans l'industrie forestière en 1989.

Depuis, le secteur a été en partie régulé, avec une interdiction des éléphants dans les villes, mais certains cornacs continuent d'utiliser leurs éléphants à des fins de mendicité dans les lieux publics.

Le cornac du drame de Rayong a admis s'être rendu sur la plage pour "gagner sa vie", a précisé la police à l'AFP, sans être en mesure de dire s'il proposait des balades ou mendiait.

Il a été remis en liberté, avec son éléphant, a précisé la police, mais a été mis en examen pour "négligence ayant causé la mort", punissable de dix ans de prison.