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17/06/2015 10:42 EDT | Actualisé 17/06/2016 01:12 EDT

Sécurité et politique russe au menu d'un weekend de leaders européens à Bratislava

Une dizaine de dirigeants, principalement d'Europe de l'Est, doivent se pencher sur les défis à la sécurité mondiale, des agissements de la Russie au terrorisme international, lors du 10e forum annuel sur la sécurité GLOBSEC, ce week-end à Bratislava.

Cette conférence intervient au moment où les relations entre la Russie et l'Occident traversent la pire crise depuis la chute de l'Union soviétique, autour du conflit en Ukraine.

Le Premier ministre britannique David Cameron et le président ukrainien Petro Porochenko font partie des dirigeants attendus à ce sommet, auquel participera également le sénateur républicain américain John McCain, un fervent critique du Kremlin.

Le président français François Hollande sera présent lui aussi à Bratislava ce week-end pour se joindre à un sommet distinct, du groupe de Visegrad formé par la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque.

La Russie ne sera représentée par aucun responsable de haut rang, selon la liste officielle des participants.

Le président Vladimir Poutine a annoncé mardi que la Russie allait renforcer son arsenal nucléaire avec le déploiement de plus de 40 nouveaux missiles intercontinentaux d'ici la fin de l'année.

Cette annonce est intervenue sur fond d'aggravation des tensions entre la Russie et les Etats-Unis dont les projets de déploiement d'armes lourdes en Europe de l'Est ont provoqué la colère de Moscou lorsqu'ils ont été dévoilés la semaine dernière par la presse américaine.

La Pologne avait indiqué dimanche être "en pourparlers" avec Washington sur le stationnement sur son sol d'armes lourdes américaines.

Si la proposition du Pentagone est acceptée par l'exécutif américain, les Etats-Unis entreposeront pour la première fois des armes lourdes dans les pays qui ont adhéré à l'Otan et qui, avant la chute du mur de Berlin, appartenaient à la sphère d'influence de l'Union soviétique, selon le New York Times citant des sources américaines et alliées anonymes.

Washington explique vouloir ainsi rassurer les pays baltes et d'autres pays d'Europe de l'Est qui sont très inquiets depuis l'annexion de la Crimée et le déclenchement du conflit en Ukraine, où des séparatistes pro-russes contestent l'autorité de Kiev.

L'Ukraine et les Occidentaux accusent la Russie d'armer les séparatistes et d'avoir déployé des troupes régulières pour les aider, ce que Moscou dément farouchement.

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