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17/06/2015 10:24 EDT | Actualisé 17/06/2016 01:12 EDT

Le Royaume-Uni se prépare à un défaut grec dont le risque va "croissant" (Trésor)

Le Royaume-Uni se prépare à l'éventualité d'un défaut de paiement grec dont le risque va "croissant", a-t-on appris mercredi auprès du Trésor britannique.

"Face à la situation incertaine de l'économie mondiale, et notamment au risque croissant d'un possible défaut de la Grèce et de sa sortie de l'euro, nous prenons toutes les mesures pour nous préparer et nous protéger", a expliqué à l'AFP une porte-parole du Trésor.

Elle n'a cependant fourni aucune précision sur les mesures mises en place.

Membre de l'Union européenne, le Royaume-Uni ne fait pas partie de la zone euro, mais le pays et particulièrement le centre financier de la City de Londres pourraient être affectés par les retombées d'un éventuel départ de la Grèce de l'euro.

"Il est important que la Grèce et la zone euro continuent de travailler ensemble pour résoudre rapidement l'incertitude actuelle et garantir la stabilité économique et financière. Il est dans l'intérêt de la Grande-Bretagne d'avoir une zone euro stable", a souligné la porte-parole, ajoutant que le Trésor espérait "une solution responsable à cette situation pour éviter de plus grands risques".

Une réunion des ministres des Finances de la zone euro est prévue à Luxembourg jeudi, mais le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a confié à des députés avoir peu d'espoir d'un dénouement à cette occasion.

Le ministre britannique des Finances, George Osborne, avait souligné mardi qu'il ne fallait "pas sous-estimer les dégâts" que causerait un départ grec de la zone euro à la confiance des marchés financiers, dont Londres constitue la principale plate-forme européenne.

La banque centrale grecque a elle-même prévenu mercredi qu'à défaut d'un accord entre la Grèce et ses créanciers internationaux (Commission européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne), le couperet tomberait: "défaut de paiement de la Grèce puis, au bout du compte, sortie du pays de la zone euro et, très probablement, de l'Union européenne".

Athènes a impérieusement besoin du déblocage d'une tranche de prêts de 7,2 milliards d'euros. La Grèce pourrait dans le cas contraire être dans l'incapacité des rembourser les quelque 1,5 milliard d'euros qu'elle doit au FMI d'ici à la fin juin.

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