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17/06/2015 12:15 EDT | Actualisé 17/06/2016 01:12 EDT

La France créera 11 000 places de plus pour les réfugiés et demandeurs d'asile

PARIS - La France a l'intention d'ouvrir 11 000 nouvelles places dans les centres qui accueillent les demandeurs d'asile et les réfugiés, en réponse aux milliers de migrants qui traversent la Méditerranée pour se rendre en Europe, a annoncé mercredi le ministère de l'Intérieur.Environ 100 000 migrants sont entrés en Europe depuis l'Italie et la Grèce depuis le début de l'année. Des policiers anti-émeute ont dû intervenir cette semaine pour déloger des migrants le long de la frontière entre la France et l'Italie.Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a expliqué que le but est de «fournir des solutions à long terme».Il a indiqué mercredi que la France ouvrira 4000 nouvelles places dans les centres pour demandeurs d'asile d'ici à l'an prochain et 5500 places pour accueillir les réfugiés qui se trouvent légalement en France.De plus, 1500 lits d'urgence seront offerts aux immigrants illégaux, surtout à Paris et à Calais, la ville française le long de la Manche d'où plusieurs migrants essaient de rejoindre le Royaume-Uni.L'an dernier, 64 800 migrants ont demandé l'asile en France et environ 20 000 ont obtenu le statut de réfugié. Le pays dispose actuellement de 25 000 lits dans des centres pour demandeurs d'asile.Le gouvernement prévoit aussi créer une escouade policière spéciale pour démanteler les réseaux de passeurs et renforcer la présence policière dans les zones stratégiques, comme le port de Calais, les gares de train, les routes et certains liens ferroviaires.De son côté, le gouvernement hongrois envisage d'ériger une clôture haute de quatre mètres pour contrer les migrants illégaux qui arrivent de Serbie, a indiqué le ministre des Affaires étrangères. Le gouvernement a demandé au ministre de l'Intérieur Sandor Pinter de présenter une proposition à cet effet d'ici à mercredi prochain.Le ministre Peter Szijjarto estime que la clôture longue de 175 kilomètres ne contreviendrait pas aux obligations internationales de la Hongrie.