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17/06/2015 08:42 EDT | Actualisé 17/06/2016 01:12 EDT

Dijsselbloem veut "conserver la Grèce dans la zone euro"

Le président de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, a assuré mercredi vouloir "conserver la Grèce dans la zone euro", avertissant qu'il était encore "trop tôt" pour prévoir l'issue des négociations.

"Mes efforts continuent de se concentrer sur une manière crédible de conserver la Grèce dans la zone euro", a ajouté l'actuel président de l'Eurogroupe, également ministre des Finances néerlandais, répondant aux questions de la commission parlementaire des Finances.

"Je pense que toute prédiction est prématurée", a-t-il ajouté, estimant que "les gens se livrent à des conclusions hâtives".

Un accord doit être néanmoins trouvé "le plus vite possible" afin d'éviter à la Grèce de faire défaut, a-t-il ajouté, avertissant: "plus la Grèce aura besoin de temps pour parvenir à un accord, plus les dégâts pour l'économie grecque seront importants".

L'Eurogroupe, qui doit se réunir jeudi à Luxembourg, "reste ouvert aux propositions grecques": "la question est de savoir si elles arriveront à temps", a ajouté son président.

"Sans propositions, nous ne pouvons nous faire un avis": la chance d'un accord jeudi est donc "minime", a jouté M. Dijsselbloem.

La Banque de Grèce a mis en garde mercredi matin contre un échec des discussions entre Athènes et ses créanciers sur la poursuite du financement du pays, qui conduirait selon elle à un défaut de paiement, une sortie de la zone euro et, "probablement", de l'Union européenne.

Sans accord entre les deux parties, "une crise de la dette gérable", comme celle que traverse la Grèce depuis 2009, deviendrait "une crise incontrôlable, avec des risques importants pour le système bancaire et la stabilité financière", a assuré l'institution.

Depuis plusieurs semaines, les autorités d'Athènes ne parviennent pas à s'entendre avec leurs créanciers (FMI, Union européenne, Banque centrale européenne) sur un train de réformes économiques qui permettrait le déblocage d'une nouvelle tranche de prêts vitale pour le pays.

Sans le feu vert des créanciers, la Grèce pourrait être dans l'incapacité des rembourser les quelque 1,5 milliard d'euros qu'elle doit au FMI d'ici à la fin juin.

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